Marionnettes en vitrine jusqu’au 11 mars
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- VIE CULTURELLE
- Publication : 21 février 2018
Depuis 2012, le parcours-exposition Marionnettes en vitrines! transforme les commerces de l’arrondissement d’Outremont en galeries d’art. [...]
Depuis 2012, le parcours-exposition Marionnettes en vitrines! transforme les commerces de l’arrondissement d’Outremont en galeries d’art. [...]
Si vous pensiez que la relève littéraire bat de l'aile à Outremont, détrompez-vous. Voici Simon Nadeau. À l'aube de la trentaine, l'écrivain et homme de lettres de chez nous, décrochait en 2013 le prix Gabrielle-Roy pour son livre L'Autre Modernité. Il signait là un audacieux essai sur les écrivains solitaires qui osent leur propre voix. Cinq ans plus tard, il passe au roman avec son troisième opus au titre, un brin provocateur, à tout le moins déroutant, L'Art de rater sa vie, qui sortira en librairie à la fin de février. Si son visage vous est familier, c'est que vous l'avez croisé à la Bibliothèque Robert-Bourassa, puisqu'il officie au comptoir des prêts les fins de semaine depuis six ans. C'est là même que nous l'avons rencontré.
Simon Nadeau officie au comptoir des prêts les fins de semaine à la Bibliothèque Robert-Bourassa, depuis six ans. PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT Réussir
On le devine, son dernier livre pourrait aussi s'appeler de son contraire, l'art de ne pas rater sa vie. Avec des personnages fictifs, l'auteur nous entretient d'autres façons de « réussir » en suivant des voies hors des sentiers balisés. Dans cette œuvre à mi-chemin entre le roman et l'essai, le lecteur découvrira un auteur épris de liberté, pourvu d'une grande intelligence et doublé d'une bonne dose d'ironie. On sera captivé par ce « renversement des valeurs, tel qu'il le propose..., en menant à bonne allure une échappée du monde contemporain tel qu'il va », peut-on lire sur le site de la maison d'édition Boréal. Un livre non pas autobiographique, affirme-t-il, mais fortement inspiré de ses propres expériences.
Profession : écrivain
« Quand on décide de devenir écrivain, il faut être prêt à renoncer à beaucoup de choses, comme atteindre un certain standing, il faut accepter de vivre avec des revenus limités et avoir une vie qui laisse beaucoup de temps pour écrire », nous confie celui qui a fait de l'art beaucoup plus qu'un loisir. « Il faut aussi avoir le courage d'accepter de n'être rien au début, l'audace de miser sur une œuvre qui n'existe pas encore. », poursuit-il. En fait, tout ce qui va à l'encontre des valeurs actuelles de réussite sociale, professionnelle et financière pour être « quelqu'un ».
À 18 ans, il lisait déjà les Allemands Nietzsche, Goethe et Herman Hesse et le philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Après des études en littérature française à McGill, l'auteur en herbe décline l'enseignement pour aller dans la création et l'écriture. « J'avais besoin de me confronter aux écrivains, de me situer au-delà de mes études, et ce, dès l'âge de 20 ans. On peut dire plus de choses avec l'écriture », ajoute-t-il. C'est probablement sa quête de liberté et son besoin de « communiquer en différé » qui vont donner un sens à son choix Il tient à ce que ses écrits aient une portée et il souhaite que ses lecteurs n'en sortent pas indemnes.
Les joies du promeneur solitaire
Son message: « il n'y a pas qu'une seule façon de réussir et d'être heureux comme celle que suggèrent les codes sociaux actuels » conclut-il. Il y a d'autres façons de vivre, de penser et de sentir. D'une certaine façon, il porte l'empreinte des Gaston Miron, Hubert Aquin et Saint-Denys Garneau qui ont fait l'objet de son essai L'Autre modernité, parce qu'ils ont choisi des chemins de traverse pour exprimer leur voix personnelle.
À la manière du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau, Simon Nadeau bat le pavé du XXIe siècle en solo, avec une nouvelle expérience de vie, celle de la richesse du contact de la nature et des rapports humains dans un certain dénuement. Un message d'une grande fraîcheur qui contraste avec le cynisme de notre époque.
L'Art de rater sa vie, Collection Liberté grande, Boréal, 280 pp.
Sortie en librairie fin février.
Si vous pensiez que la relève littéraire bat de l'aile à Outremont, détrompez-vous. Voici Simon Nadeau. À l'aube de la trentaine, l'écrivain et homme de lettres de chez nous, décrochait en 2013 le prix Gabrielle-Roy [...]
PHOTOS COURTOISIE JEAN DE JULIO-PAQUIN
Le terme art public désigne l’ensemble des œuvres d’art situées dans des lieux publics. On les voit partout, on les apprécie, mais on ne saisit pas toujours le lien avec le site où les œuvres sont installées, ni toujours leur signification.
Le premier volet d’une série de quatre conférences intitulé L’intégration de l’art à l’architecture et à l’environnement a été présenté le 11 février dernier et aura attiré près de 40 personnes au CCI d’Outremont.
D’une durée de 70 minutes et suivie d’une période de questions, la conférence est offerte gratuitement par l’historien de l’art et sociologue Jean de Julio-Paquin, qui propose un regard rétrospectif sur l’émergence de l’art public à Montréal – et à Outremont – au cours des dix dernières années et nous expliquent leur valeur symbolique et leur qualité d’intégration dans leur mileu respectif.
La prochaine conférence (L’art éphémère) aura lieu dimanche le 18 mars à 13h30 au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont.
Voici quelques exemples d’art public à Outremont :
Le terme art public désigne l’ensemble des œuvres d’art situées dans des lieux publics. On les voit partout, on les apprécie, mais on ne saisit pas toujours le lien avec le site où les œuvres sont installées, ni toujours leur signification. [...]
Communiqué version abrégée Casteliers
Le Festival de Casteliers, tribune incontournable dédiée aux arts de la marionnette, est un événement d’envergure dans le paysage théâtral montréalais. Pour la 13e édition, Casteliers est heureux d’accueillir onze spectacles de marionnettistes nord-américains, du Mexique, des États-Unis, de l’Ontario et du Québec, accompagnés d’une performance et une installation d’artistes des Pays-Bas et du Nunavik.
Pour une première fois, une déambulation extérieure ouvrira le festival, où loups et cerf grandeur nature sauront transformer notre perception du paysage urbain. Aussi au programme, plusieurs nouvelles créations pour adultes et pour enfants, d’artistes renommés et de la relève, une soirée de courtes formes inspirée des slams américains et une conférence sur la marionnette comme un grand art!
Le Festival de Casteliers, une célébration du 11e art !
Spectacles pour adultes :
THE DAISY THEATRE – Ronnie Burkett (Toronto), pour adultes, à partir de 16 ans
L’EFFET HYDE – Théâtre de la Pire Espèce et Marcelle Hudon (Montréal), pour adultes, à partir de 14 ans
PIXÈLE-MOI – Théâtre Rétrocolectivo (Montréal), pour adultes, à partir de 14 ans
PUPPET SLAM – Soirée de courtes formes animées par Beau Brown (États-Unis et Montréal), pour adultes, à partir de 13 ans
MACBETH MUET– La Fille Du Laitier (Montréal), pour adultes, à partir de 13 ans
Spectacles pour tous :
LES BÊTES DANSENT OU LE SORTILÈGE DISCRET DE LA NATURE SAUVAGE – La Liga Teatro Elástico
(Mexique), pour tous
FREEZE! – Nick Steur (Pays-Bas), pour tous, à partir de 8 ans
BIJOUX – L’Allumette, Théâtre de marionnettes (Bolton-Est), pour tous, à partir de 12 ans
ÂME NOMADE – Magali Chouinard (Sainte-Béatrix), pour tous, à partir de 12 ans LES ROUTES IGNORÉES – Ombres Folles (Montréal), pour tous, à partir de 5 ans MILO LE MAGNIFIQUE – Alex & Olmsted (États-Unis), pour tous, à partir de 5 ans BONNE NUIT! – Puzzle Théâtre (Montréal), pour tous, à partir de 3 ans
Autres activités :
Un café-causerie, un atelier pour enfants, un rendez-vous avec ME, la marionnette des émotions des tout- petits, une exposition, un court-métrage documentaire, une rencontre internationale de réseautage professionnel et le retour du célèbre parcours-exposition Marionnettes en vitrines! qui mettra en lumière cette année les marionnettes de Richard Lacroix dans plus d’une vingtaine de commerces de l’arrondissement d’Outremont ainsi qu’au Théâtre Centaur. Une exposition réalisée en partenariat avec la Cinémathèque québécoise. festival.casteliers.ca
Billets
Billetterie du Théâtre Outremont : 514 495-9944, poste 1
Sur place, ou via Internet sur le site du Théâtre Outremont : theatreoutremont.ca
Le Festival de Casteliers, tribune incontournable dédiée aux arts de la marionnette, est un événement d’envergure dans le paysage théâtral montréalais. Pour la 13e édition, Casteliers est heureux d’accueillir onze spectacles de marionnettistes nord-américains, du Mexique, [...]
Communiqué Arrondissement d’Outremont
L’art public, qui a connu un essor phénoménal à Montréal au cours des 10 dernières années, sera le sujet d’une série de quatre conférences thématiques de l’historien de l'art et sociologue Jean De Julio-Paquin. Ces conférences dominicales gratuites jetteront un regard rétrospectif sur l'émergence de l'art public et chacune d’elles abordera une catégorie précise et des œuvres marquantes réalisées dans des arrondissements montréalais.
L’historien de l'art et sociologue Jean De Julio-Paquin. | La première conférence du 11 février portera sur l'intégration de l'art à l'architecture et à l'environnement où différentes réalisations phares seront commentées. La conférence du 18 mars sera consacrée à l'art éphémère ou temporaire; une catégorie en pleine expansion. La rencontre du 8 avril portera sur l'art mural; une pratique en forte croissance. La dernière conférence, le 6 mai, sera dédiée à l'art photographique et numérique, une catégorie qui se nourrit des possibilités exponentielles des nouvelles technologies. Jean De Julio-Paquin est rédacteur en art public au magazine d’architecture et d’urbanisme FORMES. Membre du comité de rédaction de la revue Vie des arts, il signe depuis plus de 20 ans des articles sur l’actualité des arts visuels au Québec. Coordonnées Pour visionner la vidéo, cliquer ici : |
Murale Leonard Cohen MU | |
Michel Saulnier – Je suis là ! |
L’art public, qui a connu un essor phénoménal à Montréal au cours des 10 dernières années, sera le sujet d’une série de quatre conférences thématiques de l’historien de l'art et sociologue Jean De Julio-Paquin [...]
Communiqué version abrégée Galerie d’Art d’Outremont
Le thème de prédilection d’Ariane Thézé a toujours tourné autour de l’image du corps, cette question des rapports qui lient l'être humain et la nature a souvent occupé une place dans l’oeuvre de l’artiste et revient de manière récurrente.
Les photographies qu’elle a choisi de montrer à la galerie, sous le titre Lignes d’erres, nous placent face à un double mouvement de rameaux se déployant dans l'espace, à la fois libérateurs vers la lumière et tentaculaires vers les ténèbres. Avec « Entrelacs » l’ambiguïté est telle que les branches semblent s’infiltrer dans le corps humain, le tirer par les cheveux pour l’absorber et lui faire rejoindre la terre : au contraire, avec la « Vénus anadyomène », le corps s’extirpe de sa chrysalide, va déployer ses bras pour renaître et s’ouvrir tel un papillon.
Tel un découpage, « Avatars » est une série photographique qui utilise une matrice corporelle où ne subsiste du corps humain que le contour, l'intérieur étant rempli et envahi par des images de troncs d'arbres, dessinant des paysages variés et invitant à des parcours singuliers.
Depuis quelques années, on assiste à une nouvelle orientation, l’intérêt de l’artiste se fixe plus particulièrement sur les marques du temps, les traces provoquées par des éléments extérieurs (entailles laissées par des outils, griffures telles des scarifications sur l’écorce, blessures apparentes parfois à vif comme si la chair saignait ; rongée par les vers créant des chemins sinueux et labyrinthiques ...). Les insectes et les intempéries continueront tranquillement leur travail et modifieront un jour complètement la structure des troncs ou des écorces jusqu’à les faire disparaître émiettés, usés et pourris.
Après l’observation, la documentation photographique, l’interprétation par de nombreux dessins, Ariane Thézé nous livre une œuvre énigmatique, une trace murale, dans ce qu’elle a à la fois de beau et de destructeur, toute inspirée du travail d’un ver imaginaire se frayant un chemin dans la matérialité et la résistance du bois avec une stratégie d’esquive plutôt que de confrontation.
Face à cette grande cartographie, difficile de dire à quoi correspondent vraiment ces lignes d’errance faites de détours et de dérives. On peut la voir comme une écriture qui se soustrait au sens, entretient un retrait, une distance et une étrangeté.
Sans rigueur scientifique, c’est l’interprétation artistique qui en découle, un « cheminement » qui aboutit à l’image caractérisée par sa richesse plastique et trois éléments indissociables : « Temps, Récit, Mémoire ». Le travail lent et insidieux du ver va jusqu’à la disparition totale de l’arbre le réduisant en poussière, c’est le temps. L’histoire humaine s’inscrit avec des documents de « présence », c’est le récit. La trace est vouée à l’effacement, donc à l’oubli, c’est la mémoire éphémère. Ariane Thézé, artiste multidisciplinaire et internationale, vit à Montréal où elle a commencé sa carrière d’artiste en 1984. C’était l’époque des débuts de l’art hybride, pour reprendre le terme si cher à René Payant, admirateur de son travail. Après des études à l’Université du Québec à Montréal, elle obtient un doctorat. Elle est l’auteur d’un essai, « Le corps à l’écran », publié en 2005 aux éditions de la Pleine Lune.
Ses recherches l’ont amenée à mettre en relation différents champs disciplinaires tels que photo-peinture, photo-sculpture, photo-vidéo et photo-estampe. Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques aussi bien au Canada qu’en Europe. Ariane Thézé enseigne au niveau universitaire depuis 1984, principalement à l’Université d’Ottawa.
Fondée en 1993, la Galerie d’art d’Outremont offre un lieu d’exposition d’une superficie de plus de 150 mètres carrés. Elle a pour but de diffuser la production d’artistes professionnels dont les recherches s’inscrivent dans toutes les disciplines en art visuel. La Galerie d’art d’Outremont a aussi pour objectif de familiariser le public, le plus large possible, avec les différentes avenues que propose l’art contemporain.
Du 8 février au 4 mars 2018
Vernissage le 8 février de 17h00 à 20h00
Galerie d'Art d'Outremont
41, Av. St-Just (voir carte)
514 495-7419
galeriedartdoutremont.ca
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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