Les Irrésistibles de Marie-Anne
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- VIE CULTURELLE
- Publication : 29 août 2019
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
PHOTO COURTOISIE Des personnes proches de moi, fervent(e)s lecteur(trice)s, m’avaient conseillé de ne pas lire Deux soeurs, 16e roman de David Foenkinos. Je ne les ai pas écoutés. Dommage !
Ce n’est pas mauvais, juste ennuyeux, pour ne pas dire commun. J’ai l’impression d’avoir lu cette histoire de rupture amoureuse, de dépression, de jalousie… des dizaines de fois.
Le style est honnête mais sans plus. Rien non plus de bien palpitant pour m’encourager à lire cette histoire de deux sœurs qui vont se rapprocher à la suite d’un événement qui a chamboulé la vie de l’une d’elles. Jugez par vous-mêmes.
Mathilde et Agathe sont orphelines. Le père est décédé en 2002 dans un accident de voiture, la mère a suivi quelques mois plus tard, emportée par un cancer.
Mathilde Pécheux, née à la fin des années 80, est en couple depuis cinq ans avec Étienne, tandis qu’Agathe, sa sœur aînée, est mariée à Frédéric, le père de leur petite fille Lili.
Depuis quelques jours, Mathilde a le pressentiment que quelque chose ne va pas chez Étienne. Elle se sent contrariée, mais n’en connaît pas la cause. Malgré tout, comme à chaque jour de la semaine, elle prend le chemin de son lycée où elle enseigne le français. Elle aime son métier et les élèves le lui rendent bien. Elle se concentre, ce matin-là, sur l’analyse qu’elle doit faire avec sa classe du roman de Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale.
De retour chez elle, Mathilde reçoit (au sens figuré) une gifle. Étienne lui annonce : « Je te quitte. Notre histoire est finie. » Incrédule, abasourdie, ce départ précipité est incompréhensible à ses yeux.
Mais pour quelle(s) raison(s) Étienne est-il parti ? A-t-il renoué avec son premier grand amour, Iris, revenue d’Australie ? Que reproche-t-il à Mathilde ? C’est le début d’une perte de contrôle, Mathilde se découvrant des sentiments insoupçonnés. Elle est effondrée, abattue, désorientée, puisqu’« elle perdait davantage que l’homme qu’elle aimait, elle perdait toute sa vie ». Quand le malheur frappe à notre porte, il arrive que le bonheur des autres nous soit insupportable.
Mathilde déclare à son proviseur, Monsieur Berthier, qu’elle ne sent pas bien et doit prendre congé quelques jours. En trois ans d’enseignement, elle a toujours été fidèle au poste. Que lui-arrive-t-il ? En manque de sommeil, Mathilde sonne au premier chez Madame Namouzian, psychiatre qui tient cabinet dans le même immeuble où elle demeure. Après discussion, elle lui prescrit du Lexomil pour l’aider à dormir.
De plus en plus instable et fragilisée par sa rupture, Mathilde, de retour au lycée, va commettre devant témoin un geste inexcusable. À partir de là, tout déboule. Mise à pied sur le champ, puis attente du verdict de sa sanction. De plus, quelques semaines plus tard, Étienne lui apprend qu’elle doit quitter son appartement. C’est à ce moment-là, alors que nous avons déjà lu plus de la moitié du roman, que sa sœur Agathe entre en jeu. David Foenkinos vous racontera la suite…
Deux soeurs est peut-être à ranger dans la section des thrillers psychologiques, mais sûrement pas dans ma bibliothèque. Je ne suis pas certaine que ma mémoire va retenir grand-chose de ce roman… sauf si un réalisateur décide de le porter à l’écran.
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SFoenkinos%2C%20David.%20Deux%20s%C5%93urs__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
Steven Orner dresse un portrait des quartiers résidentiels qui incarnent dans l’imaginaire collectif la poursuite de la perfection futile. Ses tableaux associent la réalité confortable de la banlieue à la science-fiction. Dès le 5 septembre. Le vernissage aura lieu le 5 septembre de 17h à 20h.
Karma Police, 2018, huile sur toile, 30po x 22po. PHOTO COURTOISIE
Du 5 septembre au 3 novembre 2019
Vernissage 5 septembre de 17h à 20h
Galerie d'Art d'Outremont (voir carte)
514 495-7419
Ouvert du mercredi au vendredi, de 13h à 17h, samedi et dimanche, de 12h à 17h
galeriedartdoutremont.ca
Steven Orner dresse un portrait des quartiers résidentiels qui incarnent dans l’imaginaire collectif la poursuite de la perfection futile. Ses tableaux associent la réalité confortable de la banlieue à la science-fiction. Dès le 5 septembre [...]
Le « Déjeuner sur l’herbe » est un concours annuel de voitures anciennes qui aura lieu dimanche le 1er septembre, dès 11h, au parc Outremont.
De magnifiques voitures qui illustrent bien le génie des constructeurs de l’époque. PHOTOS ARCHIVES JOURNAL D’OUTREMONT De magnifiques automobiles honoreront de leur présence le parc Outremont pour l’édition 2019 du « Déjeuner sur l’herbe », un concours amical de « belles d’autrefois » qui, chaque année, suscite l’intérêt des nostalgiques des lignes et des mécaniques d’antan. Un événement sympathique que l’on apprécie dans nos parcs à Outremont. Les visiteurs sont invités à apporter leur pique-nique s’ils le souhaitent.
L’événement est une initiative de Voitures anciennes du Québec
http://www.vaq.qc.ca
Parc Outremont (voir carte)
Dimanche 1er septembre dès 11h
Le « Déjeuner sur l’herbe » est un concours annuel de voitures anciennes qui aura lieu dimanche le 1er septembre, dès 11h, au parc Outremont. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
PHOTO COURTOISIE D’une très belle réussite, Dîner à Montréal nous propose un autre pan de la vie amoureuse de Philippe Besson. Après « Arrête avec tes mensonges » (2017), où l’écrivain dévoilait son premier grand amour de jeunesse (il avait alors 17 ans) avec Thomas Andrieu, il a poursuivi l’an dernier avec Un certain Paul Darrigrand où il était question, cette fois, de la passion houleuse de ses 21 ans.
Je suis toujours contente de retrouver l’œuvre de cet écrivain français né en 1967. Dialoguiste de grand talent, son style est simple et efficace.
Donc, Philippe Besson n’a pas revu Paul Darrigrand depuis 18 ans, depuis ce jour de septembre 1989 où ce dernier est parti sans préavis. Invité à Montréal, en ce début du mois d’avril 2007 pour promouvoir la sortie de son dernier opus, Se résoudre aux adieux, Besson revoit Darrigrand lors d’une séance de signature. Le cœur s’arrête de battre un instant ou, plutôt, se met à battre à cent milles à l’heure. Immédiatement, des questions tournent en boucle dans la tête de l’auteur. Est-ce un hasard que Paul soit là ? Que fait-il à Montréal ? Est-il en couple et, si oui, est-il toujours avec Isabelle ?
Après quelques mots échangés dans un état de fébrilité, Philippe propose à Paul un dîner, avec leur conjoint respectif. Un élan spontané, irréfléchi ou calculé ? Peut-être est-ce pour eux une façon de mettre les points sur les « i », ce qu’ils n’ont pas eu le temps de faire au moment de leur séparation.
Invitation acceptée. Le rendez-vous est donné dans un restaurant du village gai où le quatuor se retrouve quelques heures plus tard. Paul vient avec Isabelle, sa femme, Philippe, lui, avec Antoine, son nouvel amoureux togolais – deux fois plus jeune que lui –, rencontré il y à peine trois mois lors d’un voyage en train.
Quand Philippe et Antoine arrivent au restaurant, Isabelle est déjà attablée. Paul ne saurait tarder, leur dit-elle, il a été obligé de retourner au bureau. Une urgence. Dans l’attente, elle commande du champagne.
Nous sommes donc conviés à un huis clos – je verrais très bien ce roman adapté au théâtre – où la tension est palpable, où une partie de cartes s’amorce : qui prendra la main, qui relancera, qui posera la prochaine question ? Paul et Isabelle ont une mise d’avance sur Philippe. Étant un personnage public, un écrivain qui passe à la télévision, ils en connaissent un peu plus sur lui que l’inverse – d’autant que Paul a lu et analysé ses romans. C’est par ailleurs l’occasion de revenir sur certaines oeuvres de Philippe Besson tels Un instant d’abandon, Son frère ou Un garçon d’Italie.
Que dit-on à quelqu’un que l’on n’a pas vu depuis si longtemps ? Comment se comporte-t-on ? On commence par l’universel pour aller vers le plus personnel ? On passe du banal à l’intime ? Est-on tenté de régler ses comptes ?
Nous apprendrons, parmi mille et un détails, que Paul et Isabelle sont allés vivre à Londres après la naissance (1990) de leur fils Vincent, aujourd’hui âgé de 17 ans. Paul et sa petite famille se sont installés à New York avant d’atterrir à Montréal, ville qu’ils habitent maintenant depuis cinq ans.
Le narrateur fait des apartés de toutes sortes, souvent mis entre parenthèses, précise sa pensée, décortique ses propos et ceux des autres. Pendant qu’Isabelle et Antoine sortent de l’établissement pour griller une cigarette, Paul et Philippe en profitent pour éclaircir certaines interrogations restées sans réponse.
Existe-t-il encore un attachement entre Paul et Philippe ? Ont-ils réussi à tourner la page sur leur amour passé ? Une chose est sûre : tous deux tentent de comprendre ce qu’ils ont vraiment été l’un pour l’autre. Mais comme affirme Paul : « […] pas de regrets. Mais ne pas regretter ne signifie pas qu’on a oublié. Je n’ai rien oublié. »
Philippe Besson parle très justement de Montréal. Ville, précisons-le, qui l’a vu naître comme écrivain, puisque c’est dans un café du Vieux-Montréal, place Jacques-Cartier, qu’il a commencé – à la suite d’une rupture amoureuse – à écrire, à l’été 1999, le magnifique En l’absence des hommes, publié deux ans plus tard.
2007 est aussi l’année où Philippe Besson, qui venait d’avoir 40 ans, était venu assister au Prospero à la première mondiale de l’adaptation théâtrale de son roman Les Jours fragiles et où, le 21 février, dans ce même lieu, il avait devant un public de près de 130 personnes discuté de son roman Se résoudre aux adieux. De ça, il n’est pas question dans Dîner à Montréal. Nous le savons, les romanciers ont tous les droits. Avec mon meilleur souvenir, monsieur Besson !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SBesson%2C%20Philippe.%20D%C3%AEner%20%C3%A0%20Montr%C3%A9al__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
Pour un impressionniste, peindre à partir de la nature ne consiste pas à peindre le sujet, mais à réaliser des sensations.
Paul Cézanne
PHOTO SUSAN FERGUSON L'idée d'accueillir une exposition d'art a vu le jour pendant l’organisation des célébrations entourant le 150e anniversaire du Cimetière Mont-Royal en 2002. Les employés ont été invités à proposer des idées pour un événement ponctuel qui n'avait jamais été organisé avant. L'idée d'une exposition d'art est née d'un groupe de discussion et l’évènement ne devait se tenir qu’une seule fois, mais dû à la popularité de l’événement et l’engouement que celui-ci a généré pour les amateurs d’art, l’exposition d’art est devenue un événement annuel qui, depuis près de 20 ans, fait officiellement partie du Calendrier des activités du Cimetière Mont-Royal.
Cette exposition d’art contribue à mettre en valeur et à promouvoir les artistes locaux. Il s’agit de la 18e exposition annuelle cette année et celle-ci est devenue, avec le temps, un événement majeur du calendrier annuel des activités organisées par les Amis du Cimetière Mont-Royal. Sa longévité est due en grande partie à l'incroyable qualité des œuvres présentées par les artistes et aux collaborations avec des associations d'artistes. La musique, les rafraîchissements, les magnifiques arrangements floraux et la camaraderie des artistes font qu’une belle ambiance s’en dégage. Il s'agit d'une exposition d'art unique connue sous le nom d'Exposition d'art annuelle du Cimetière Mont-Royal.
Le thème de cette année est "Impression", terme tout à fait approprié dans la mesure où cette exposition est en train de changer l’impression que les gens ont des cimetières. L'exposition a évolué au fil des ans et attire désormais plus de 500 personnes au cours des deux jours du weekend. Cette année, pour la première fois, nous avons ajouté trois démos d'artistes locaux très talentueux selon leur style artistiques préféré. Joignez-vous à nous lors de ce weekend spécial du 24 et 25 août prochains.
Pour obtenir plus d’information sur les activités du Cimetière Mont-Royal, veuillez consulter le site Internet : www.cimetièremontoroyal.com
Complexe Funéraire Mont-Royal
1297 Chemin de la Forêt, Outremont (voir carte)
Samedi, 24 août et dimanche 25 août de 13h à 17h
Vernissage: Samedi, le 24 août à 13h
Pour un impressionniste, peindre à partir de la nature ne consiste pas à peindre le sujet, mais à réaliser des sensations.
Paul Cézanne [...]
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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