Les Irrésistibles de Marie-Anne
- Détails
- VIE CULTURELLE
- Publication : 23 avril 2019
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
PHOTO COURTOISIE À la recherche de Peter Pan de Cosey (Lombard, 2007), 135 pages.
Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je lis peu de BD – je suis donc très en retard dans mes choix bédéesques. Il y a quelques semaines, j’ai eu vent de l’œuvre de Cosey, de son vrai nom Bernard Cosendey. J’ai alors eu envie de lire À la recherche de Peter Pan. Pourquoi ce titre en particulier, me direz-vous ? C’est tout bête, tout simple. Comme l’action se déroule dans les Alpes suisses, plus précisément dans le Valais, là où vivent quelques membres de ma famille, je n’ai pu résister.
Entrons dans le vif du sujet. Écrivain britannique célibataire et sans enfants, Sir Melvin Woodworth a publié à ce jour deux livres qui ont connu un beau succès de librairie. Son éditeur, Virgil G. Ashbury, est d’autant plus impatient de lire son prochain texte. En panne d’inspiration, Melvin a décidé de se retirer durant deux mois dans le village d’Ardolaz. Il a loué une chambre à la Pension des Alpes et espère ainsi trouver la paix nécessaire pour écrire.
Mais ce n’est pas un hasard si Melvin a choisi précisément ce village, car son demi-frère Dragan Z. Zmadjevic, aujourd’hui mort dans des circonstances assez particulières, avait été engagé comme pianiste au Grand-Hôtel d’Ardolaz. On apprendra au fil du récit que Dragan ne faisait pas que composer de la musique, il avait parallèlement d’autres activités, disons pas très licites...
Melvin apprend à connaître la région en parlant avec ses habitants, en faisant du ski, mais il se rapproche surtout d’un certain Baptistin qui doit se cacher, car il est toujours recherché par les gendarmes pour des raisons que je tairai.
Il neige maintenant depuis une semaine dans les Alpes valaisannes, sans compter que le glacier gronde de plus en plus et qu’il est sur le point de se fissurer. Cela n’augure rien de bon. L’ordre d’évacuation est donné. Tous les villageois doivent partir dans les vingt-quatre heures, mais Melvin ne veut pas quitter la vallée, car il a deux projets : retrouver la belle femme aperçue alors qu’elle se baignait nue dans un petit lac dans les montagnes et savoir qui, au Grand-Hôtel, jouait les airs composés par Dragan. Melvin s’organise avec l’aubergiste pour rester sur place.
À part un épilogue à l’eau de rose – l’auteur en est conscient, car il nous en avertit –, j’ai pris plaisir à suivre dans les cases les paysages montagnards et à en apprendre un peu plus sur les divers personnages.
Et que vient faire le Peter Pan du titre, personnage inventé par James M. Barrie en 1902 ? À vous de le découvrir !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SCosey.%20%C3%80%20la%20recherche%20de%20Peter%20Pan%20__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
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