Les Irrésistibles de Marie-Anne
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- VIE CULTURELLE
- Publication : 7 mai 2019
- Par Marie-Anne Poggi
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire. [...]
Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Maïmaï clôt, de très habile manière, le cycle de L’Ombre du charbon. J’ai eu tant de bonheur à côtoyer ces personnages depuis 2014 que je les quitte à regret. La plume sensible de l’écrivaine montréalaise d’origine japonaise nous a fait vivre de belles émotions.
Souvenez-vous, dans Hôzuki (2015), la narratrice de 38 ans, Mitsuko Tsuji, tenait à Nagoya une librairie d’occasion spécialisée de livres rares. Célibataire, elle élevait Tarô, son fils unique sourd et muet alors âgé de sept ans, avec l’aide de sa mère qui demeurait avec eux.
Lorsque commence Maïmaï – qui veut dire escargot en japonais –, Mitsuko meurt subitement d’une crise cardiaque à 58 ans. Tarô, aujourd’hui peintre dans la mi-vingtaine, est atterré, comme l’est sa grand-mère maternelle de 83 ans, Y. Shimizu.
Mitsuko avait dit à son fils qu’elle ne voulait personne à ses funérailles et qu’elle désirait être incinérée. Elle lui avait aussi spécifié qu’il devait liquider son commerce qui avait pignon sur rue depuis 22 ans. À cette annonce, la clientèle fidèle est attristée que la librairie ferme définitivement ses portes.
Tarô va donc quitter son logement, s’occuper de sa grand-mère, convertir la librairie en atelier et galerie pour travailler sur place à peindre ses toiles, dont plusieurs portraits de Mitsuko.
En faisant de l’ordre dans les affaires de sa mère, il va apprendre des choses sur elle dont il était à mille lieux de se douter, car elle avait eu, durant 20 ans, une double vie.
Un mois plus tard, Tarô reçoit la visite d’Hanako Sato, fille d’un diplomate, qui vient lui offrir ses condoléances. Jeunes, ils avaient été amis et avaient rapidement développé une belle mais brève complicité. Aujourd’hui travailleuse sociale, Hanako comprend le langage des signes à un point tel qu’elle est demandée comme interprète. Hanako et Tarô vont-ils se revoir ? Comment évoluera leur relation ? N’étant pas du même milieu, est-ce que la famille Sato va s’opposer à leur attachement l’un pour l’autre ?
Nous irons, tout comme Tarô, de surprises en révélations stupéfiantes. Plusieurs questions vont le hanter : qui était réellement le père qu’il n’a pas connu ? Où allait sa mère tous les vendredis soirs lorsqu’elle quittait la maison ? Pourquoi se faisait-elle alors appeler Azami ? Qui se cachait derrière ce prénom ? En quoi consistait son travail ? Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ?
Que vous ayez lu les quatre livres précédents ou non, l’auteure a subtilement inséré dans son roman suffisamment de détails pour que l’on puisse suivre l’intrigue sans s’y perdre.
De plus, comme toujours chez Shimazaki, quelques mots en japonais parsèment Maïmaï, dont le sens se trouve dans un lexique en fin de volume.
Si vous du temps devant vous, lisez les cinq volumes les uns à la suite des autres. Vous serrez encore plus admiratif de l’œuvre de cette écrivaine qui ne cesse de nous séduire. Bonheur de lecture garanti !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SShimazaki%2C%20Aki.%20Ma%C3%AFma%C3%AF__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
Allez faire un tour : http://irresistibles.bibliomontreal.com/
Ou sur ma page FB : https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
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Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Le hasard a voulu que je lise successivement deux premiers romans : Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard (Minuit, 2018), dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, et maintenant, La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné. Deux récits anxiogènes et déroutants où la tension est palpable du début à la fin.
« À la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère Gilles, celle de mes parents et celle des cadavres. » Avec un tel début, comment ne pas vouloir poursuivre la lecture.
La Vraie Vie se déroule sur cinq ans, dans un pavillon terne semblable à tous les autres du lotissement que l’on nomme « le Démo ». Y habitent, entre autres, quatre membres d’une même famille, à commencer par le père, comptable au parc d’attractions de la région, un être violent, craint par son clan, qui aime chasser, boire du whisky et regarder la télévision. Ah oui, cette fameuse pièce des « cadavres », c’est la sienne, interdiction d’y entrer sans sa permission.
La narratrice est la fille de cette famille dysfonctionnelle. Selon elle, sa mère est « une amibe », au service de son mari qui pique des colères incontrôlables et qui lui sert de « punching ball » quand il a besoin d’évacuer son trop plein.
Elle élève du mieux qu’elle peut sa fille et Gilles, son fils. Ses seuls réconforts : cultiver son jardin, prendre soin de sa chèvre Muscade, de ses chevreaux Cumin et Paprika. Maigre consolation pour cette femme au foyer qui n’a pas les outils nécessaires pour affronter sa brute de mari.
Autour de ce lotissement : le bois des Petits Pendus, un cimetière de voitures envoyées à la casse, quelques voisins et le professeur Yotam Pavlović qui sera possiblement la planche de salut de la narratrice.
Au début de La Vraie Vie, Gilles a six ans, soit quatre de moins que sa grande sœur qui veille sur lui. Ils s’entendent bien et chaque soir, au son de La Valse des fleurs de Tchaïkovski, une camionnette circule dans les rues pour vendre des glaces. La narratrice commande toujours « un chocolat-stracciatella dans un cornet avec de la chantilly », tandis que son frère mange une glace vanille-fraise. Un moment de détente et de plaisir dans leur quotidien.
Et puis bang ! Un tragique accident survient. Du jour au lendemain Gilles, qui avait le rire facile, ne dit mot, ne mange plus, change d’attitude : plus rien ne l’intéresse. Il commet des actes gratuits et méchants.
À partir de là, le vœu le plus cher de la narratrice est que son petit frère redevienne comme avant. Elle élabore un plan pour y arriver et se dit que si elle pouvait remonter l’horloge du temps…
Auteure belge née en 1982, Adeline Dieudonné a un souffle, un sens de la formule et du rythme. On ne sort pas tout à fait indemne de ces 266 pages. Vous avez le cœur bien accroché ? Lisez ce livre. Vous m’en donnerez des nouvelles !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
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Communiqué MIAM
L’exposition Douze petits tableaux de Lucie Émard met en scène, dans une ambiance tamisée, la vie quotidienne de dix-huit marionnettes à fils.
COURTOISIE MIAM Le spectateur, comme par le trou d'une serrure, s’introduit dans l’intimité des personnages figés dans le temps. Quelles nouvelles dans le journal du soir? Pour qui la grand-mère en talons hauts cuisine-t-elle ? Quel mystère motive les deux femmes à attendre indéfiniment que le train passe ? Autant d’histoires différentes que racontent ces personnages solitaires et attachants.
Depuis 25 ans, Lucie Émard fabrique, explore et manipule toutes sortes de marionnettes. En 2014, elle commence la création de scènes miniatures avec des personnages en silicone et crée un court-métrage d’animation à partir de quelques-unes d’entre elles.
Ces douze petits tableaux de Lucie Émard sont exposés au public pour la toute première fois.
Mardi 21 mai au dimanche 26 mai, de 10 h à 17 h
Vernissage : 21 mai à 17 h 30
Maison internationale des arts de la marionnette (MIAM)
30, avenue Saint-Just (Montréal) (voir carte)
514 270-2717
Entrée libre
L’exposition Douze petits tableaux de Lucie Émard met en scène, dans une ambiance tamisée, la vie quotidienne de dix-huit marionnettes à fils. [...]
PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
Communiqué version abrégée Pro Musica
C'est autour d'un repas convivial au restaurant Bloomfield à Outremont, lundi dernier, qu'avait lieu le dévoilement de la saison 2019-2020 de Pro Musica.
Richard Lupien (président de Pro Musica), Suzanne Matte (directrice générale Pro Musica), Irina Krasnyanskaya (directrice artistique Pro Musica), Reynald Harpin (vice-président Pro Musica), Françoise Davoine (marraine des Mélodïnes), Benjamin Morency (flûtiste) et Serhiy Salov (pianiste). Pro Musica est un diffuseur spécialisé en musique de chambre. Les plus grands musiciens d’ici et d’ailleurs viennent à la rencontre du public de Pro Musica pour lui offrir des concerts qui allient qualité artistique et moments musicaux uniques. Les concerts Pro Musica visent au développement d’une relation privilégiée entre les musiciens et les mélomanes en rendant les artistes accessibles au public et en créant une intimité avec celui-ci lors des concerts. Différentes séries sont déclinées tout au long de l’année.
La prestigieuse série Pierre-Rolland présente des musiciens de calibre international dans le confort de la salle Pierre-Mercure du centre Pierre-Péladeau. La rencontre entre les musiciens et le public est au cœur de ces concerts. C’est le vendredi 1er novembre que le Quatuor Borodine inaugurera cette série avec un programme qui mettra en valeur les œuvres de Chostakovitch.
Le 21 novembre, Alexander Melnikov (piano) et Isabelle Faust (violon) joueront des sonates pour violon et piano de Beethoven, Bartók et un duo concertant de Stravinsky. Bertrand Chamayou, pianiste français de premier plan qui a acquis une reconnaissance internationale sera avec Pro Musica le mardi 8 mars 2020.
Un mois plus tard, le 9 avril, Kerson Leong (violon), Serhiy Salov (piano) et Stéphane Tétreault (violoncelle), un trio canadien de grand renom, se produira à Montréal.
S’il est une série très populaire et conviviale, c’est bien la série Mélodînes qui offre une tribune aux jeunes musiciens en début de carrière. Avec sa formule de présentations sur l’heure du dîner, d’une durée de moins d’une heure, les concerts Mélodînes sont à la portée d’un grand bassin de public et permettent une pause très agréable au mitan de la journée. Ces rendez-vous musicaux sont tous à 12 h 10 à la Salle Claude- Léveillée de la Place des Arts.
C'est autour d'un repas convivial au restaurant Bloomfield à Outremont, lundi dernier, qu'avait lieu le dévoilement de la saison 2019-2020 de Pro Musica. [...]
Pierre Fournier propose des pièces murales qui effectuent une transmutation du dessin en objet sculptural créant ainsi des œuvres énigmatiques et ambiguës aux contours tangibles et intangibles.
PHOTO COURTOISIE La Direction de la culture des sports, des loisirs et du développement social (DCSLDS) vous invite au vernissage de l'exposition de Pierre Fournier Dessins et autres objets 2013 qui a lieu le jeudi 2 mai 2019 à 17 h.
Du 2 au 26 mai 2019
Galerie d'Art d'Outremont
41, Av. St-Just (voir carte)
514 495-7419
Ouvert du mercredi au vendredi, de 13h à 17h, samedi et dimanche, de 12h à 17h
galeriedartdoutremont.ca
Pierre Fournier propose des pièces murales qui effectuent une transmutation du dessin en objet sculptural créant ainsi des œuvres énigmatiques et ambiguës aux contours tangibles et intangibles. [...]
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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