Le maire d’Outremont, Philipe Tomlinson, s’est prêté au jeu de la grande entrevue avec le Journal d’Outremont, histoire de faire le point sur les dossiers en cours dans l’arrondissement. Tout en marchant dans les rues d’Outremont, cette rencontre prit les atours d’un pré-bilan dans cette année électorale. Même si beaucoup pensent que la COVID-19 a le dos large pour justifier quelques irritants, force est de reconnaître que c’est aussi un fait! Et cette pandémie n’a pas facilité la tâche – les tâches, devrait-on dire – à nos élus.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES DOSSIER 5 : LE MIEUX-VIVRE ENSEMBLE
« C’est mon dossier personnel » déclare Philipe Tomlinson dont c’était le cheval de bataille de sa campagne il y a quatre ans. L’Arrondissement a sollicité l’INM (Institut du Nouveau Monde) pour mettre en place une Table de concertation paritaire regroupant des personnes hassidiques et non hassidiques, un comité de bon voisinage, afin de mettre de l’avant des propositions. Mais la pandémie a ralenti le processus, « Mis en place début février 2020, nous voulions faire appel au public pour trouver des participants. Malheureusement, tout a été ralenti », regrette le maire d’Outremont. « C’est dommage parce que l’idée, c’est de faire cela dans la transparence en expliquant ce qu’on veut, et le type de gens intéressés par cette mission qu’on recherche. Nous envisageons d’organiser une soirée où l’on expliquera à tous ceux qui veulent le savoir pourquoi on fait cela, et ce qu’on demande à qui voudrait en faire partie.
Pour le moment, il est question de réaliser les études qui défricheront le terrain pour les participants à cette Table. L’INM a le mandat d’initier et de suivre la table, d’en être l’animateur et le médiateur, et ce, jusqu’au bout du processus.
À propos du bon voisinage, Mindy Pollak n’aurait-elle pas eu l’heur d’être un agent interrelationnel? « Comme Valérie Patreau et Fanny Magini, ou Jean-Marc Corbeil dans une certaine mesure, Mindy Pollak était au front lors des incidents qui ont émaillé la vie d’Outremont », insiste le maire Tomlinson. « Non parce qu’elle est hassidique mais parce qu’elle est conseillère de ce district. De plus, ce n’est pas parce qu’elle est hassidique qu’elle doit porter le dossier des relations intercommunautaires. Et pourtant, elle l’a fait à sa manière, et à cause de la pandémie, il faut traiter ces dossiers par téléphone et virtuellement… », insiste Philipe Tomlinson. « Le but de faire passer le message même lorsque les communautés ne sont pas les plus «vocales», et ce n’est pas un problème de langue anglaise ou française puisqu’on a même fait traduire nos communications en yiddish », rappelle-t-il.
« C’est quoi le but final? Va-t-on arriver à se dire “c’est réglé!”? », avance Philipe Tomlinson. « Nous sommes comme des voisins qui s’entendent tant bien que mal avec des hauts et des bas et que cela restera ainsi tant qu’on sera voisins », pense-t-il. « Ce dossier sera toujours omniprésent : Ça avance doucement, mais ça avance… »
Et le maire d’Outremont ajoute : « Ce qu’on aura réussi à faire dans ce mandat, c’est d’éliminer le conflit. Avant notre administration, les relations se passaient dans le conflit. Maintenant on se parle. Difficilement, mais on se parle. Est-ce que ce sera facile? Non!
Est-ce que ce sera long? Oui! Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer », commente-il. C’est une question de confiance à établir. Il n’y avait pas de confiance auparavant. On aura réussi ça! Elle est fragile, mais elle est là et va toujours rester fragile parce qu’il y aura toujours de la susceptibilité, et ce, des deux côtés… »
Partagez sur





Commentaires
Les Hassidiques installés depuis belle lurette à Outremont peuvent ou devraient pouvoir communiquer en Français ...