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Le passage en force des ruelles vertes à Outremont

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 12 février 2021
Une lettre d’opinion collective

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse. Nous publierons le nom du signataire de la lettre mais non son adresse. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Plusieurs projets de ruelles vertes doivent voir le jour à Outremont en 2021. Par les temps qui courent, la majorité des citoyens est sensible à la qualité de vie et, de tels projets de verdissements du milieu urbain devraient être bien accueillis… à la condition qu’ils soient bien conçus et mis en place dans le respect des principes démocratiques élémentaires.

À Outremont, une ruelle verte génère une certaine inquiétude et maintenant une opposition grandissante.

Les riverains de la « ruelle des oiseaux », située entre les avenues Van Horne, Ducharme, Davaar et Rockland ont reçu avec quelques jours de préavis, un avis de l’arrondissement d’Outremont les invitant à participer le 23 juillet 2020 à une rencontre ZOOM (visioconférence) présentant le projet d’aménagement proposé et déposé à l’arrondissement d’Outremont par le comité de ruelle verte, en collaboration avec M. Rousseau, Agent technique en horticulture et arboriculture de l’arrondissement.

Ce projet est à plusieurs égards conduit hâtivement et sans concertation suffisante avec les riverains, malgré les tentatives de s’y impliquer et les propositions soumises au comité de la ruelle verte. Le projet a été soumis au vote pendant les vacances de la construction. De nombreux riverains n’avaient aucune idée de l’existence de ce projet, qui mijote pourtant depuis plus d’un an. Les riverains se retrouvent devant le fait accompli, sans réelle prise en compte de leurs préoccupations.

Lors de la réunion d’information, un croquis fait en 5 minutes qui ne reflétait plus la proposition de l’arrondissement a été utilisé afin de faire « imaginer » ce que serait le projet aux riverains. Aucun plan élaboré ni complet permettant de bien comprendre les lieux des installations et des zones de déminéralisation de la ruelle n’a été présenté. Aucune évaluation technique n’avait été faite. La confusion était notable parmi bon nombre de participants. Durant cette même réunion, on apprend par M. Rousseau que les différents experts peuvent modifier tout plan sans qu’il ne soit en bout de ligne présenté aux riverains dans sa forme finale, avec étude d’experts à l’appui, pour un vote final (ou une opposition finale). Mme Leblanc, directrice d’arrondissement, nous répond que ce plan final ne sera partagé qu’avec le comité de ruelle pour leurs commentaires. Il semble que tout changement important ainsi que les études techniques (qui rappelons-le, n’ont pas été faites avant la présentation aux riverains) devraient être partagés avec l’ensemble des riverains, en particulier ceux directement impactés par ces aménagements.

Voici les raisons pour lesquelles beaucoup de riverains sont contres le projet tel que présenté :

• Risques pour les fondations des édifices directement adjacents. Aucune garantie (comme dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension) d’éviter des excavations le long des fondations des bâtiments.
• Réduction possible de la ruelle parallèle à Van Horne déjà étroite par l’ajout de bacs. Aucune garantie (comme dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension) de laisser 3 mètres de large pour assurer la circulation des véhicules de service
• Pas de garantie de dégagement minimal sécuritaire autours des intersections et des entrées et sorties (comme par ex. 5,0 mètres obligatoire dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve)
• Aucune indication ou exigence quant à la nécessité de retirer ces installations l’hiver pour respecter les contraintes de déneigement
• Aucun engagement à nous fournir des études techniques en lien avec l’installation de pavés alvéolés. Aucune idée quant à la qualité et la durabilité des aménagements
• Incertitudes quant au ramassage des déchets (compost, vidanges).
• Entretien possiblement non constant et/ou défaillant. La réalisation d’une ruelle verte est effectuée, payée et menée à terme par la Ville. Cependant, une fois le tout accompli, le comité de la ruelle verte doit s’assurer de la poursuite du projet à long terme et de l’entretien tel que stipulé à la page 6 du Guide d’aménagement d’une ruelle verte (propreté, arrosage, désherbage, remplacement de végétaux). Tous les frais encourus d’entretien doivent alors être assurés par les citoyens riverains. (ex: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1342347/ruelles-vertes-abandonnees-mercier-montreal-eco-quartier)
• Perte conséquente de la valeur des propriétés, en lien avec tous les points cités ci-haut

Notons que le comité de la ruelle verte a « consulté » certains riverains, mais sans tenir compte des commentaires ou suggestions soumis et sans jamais tenir les citoyens informés des étapes du projet à suivre. La grande majorité des riverains ne sait pas qui compose le comité de ruelle verte. Des questions sur la légitimité d’un comité se composant de 3 membres -là où le règlement d’arrondissement en requiert 5- se posent.

Ce projet coordonné par l’arrondissement, va de l’avant beaucoup trop vite. L’agenda électoral et les objectifs politiques ne peuvent prévaloir sur l’intérêt des citoyens. Suite à la réunion ZOOM du 23 juillet 2020, les riverains ont eu jusqu’au 19 août pour se prononcer. Lors de cette réunion, Mme Marie-Claude Leblanc, Directrice de l’arrondissement, avait signifié que les formulaires permettant aux résidents riverains de se prononcer sur le projet seraient « remis porte-à-porte ». En pleine période estivale où des riverains se trouvent à l’extérieur, ce ne sont finalement que quelques avis collés sur les portes d’entrée des copropriétés, qui stipulait de se rendre à une adresse internet pour télécharger un formulaire et le retourner à une adresse courriel… qui était erronée. Malgré cela, au moins 40 lettres d’oppositions au projet auraient été reçues selon M. Rousseau. Dans une des copropriétés, 18 foyers sur 23 se sont prononcés contre ce projet, dans l’autre, ce sont 8 copropriétaires sur 12 qui se sont prononcés contre. À cela s’additionnent des résidents de « plexs » riverains.

Il faut par ailleurs souligner que le règlement de ruelles vertes de l’arrondissement d’Outremont est le moins exigeant de l’ile de Montréal avec celui du Plateau-Mont-Royal. Malgré cela, ce même règlement n’est pas respecté dans le cadre de ce projet.

D’autre part, à Outremont, l’exercice de la démocratie se fait ainsi : le règlement prévoit qu’une minorité de 25% de résidents riverains soit requise pour approuver un projet de ruelle verte. Il faut par contre plus de 50% de résidents riverains opposés au projet pour l’annuler.

Rappelons que les résidents riverains n’ont jamais eu accès au décompte des soutiens / opposants au projet. Comment le décompte a-t-il été effectué? La majorité est-elle représentative des riverains concernés? Toutes nos demandes auprès du maire M. Tomlinson sont restées sans réponses concrètes.

Il semble qu’un arrêt du projet tel qu’il est actuellement conçu, soit nécessaire afin de permettre une réelle collaboration future avec le comité de ruelle verte, et ainsi embellir notre ruelle sans pour autant causer des torts aux riverains. Une planification adéquate et une plus grande transparence serait de nature à rassurer les nombreux riverains inquiets, et donc opposés à ce projet.

Les meilleures intentions et le plus grandiose des projets ne peuvent justifier des entorses aux principes démocratiques à Outremont.

Alan Bakli
Stephan Kaiser
Valérie Audet
Stéphane Galzin
Caroline Lamache
Annick Poussart
André Canuel
Marie Bonvarlet



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Le passage en force des ruelles vertes à Outremont

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 12 février 2021

Plusieurs projets de ruelles vertes doivent voir le jour à Outremont en 2021. Par les temps qui courent, la majorité des citoyens est sensible à la qualité de vie et, de tels projets de verdissements du milieu urbain devraient être bien accueillis… [...]

Lettre d'opinion collective +
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Projet Montréal —Les bienfaits d’une dérogation illégitime

Détails
COURRIER DES LECTEURS
Publication : 9 février 2021
Par M. Pierre Lacerte

À l’automne 2020, un propriétaire de la rue Querbes qui souhaitait agrandir sa cuisine a fait une requête en ce sens à l’arrondissement. Le 7 décembre 2020, le conseil d’Outremont a dû statuer sur cette demande de dérogation « mineure ». Le maire Philipe Tomlinson et son équipe de Projet Montréal [...]

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Projet Montréal —Les bienfaits d’une dérogation illégitime

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 9 février 2021
Par M. Pierre Lacerte

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse. Nous publierons le nom du signataire de la lettre mais non son adresse. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


À l’automne 2020, un propriétaire de la rue Querbes qui souhaitait agrandir sa cuisine a fait une requête en ce sens à l’arrondissement. Le 7 décembre 2020, le conseil d’Outremont a dû statuer sur cette demande de dérogation « mineure ». Le maire Philipe Tomlinson et son équipe de Projet Montréal ont voté contre l’agrandissement. Ce refus surprend puisqu’à peine 18 mois plus tôt, la même équipe avait accordé à la résidence voisine une dérogation encore plus criante d’illégalités en regard de la réglementation municipale en vigueur.

Cette différence de traitement dévoile, une fois encore, l’arbitraire des décisions prises par Projet Montréal qui accorde ou non des passe-droits au gré de son humeur et de ses intérêts. Le tout, sans même se soucier de justifier ses actions auprès de la population, sauf par un laconique « On trouvait que la valeur était au rendez-vous1  » du maire Tomlinson. Il s’agit d’une injustice flagrante. Après avoir soutenu publiquement que l’on retrouve du racisme systémique jusque dans les règlements de l’arrondissement2, le maire serait-il en train d’usurper le rôle du législateur pour les corriger à sa convenance ?

Si chaque cas s'avère un cas d’espèce, il demeure tout à fait légitime de comparer les éléments qui ont conduit le conseil de Projet Montréal à des décisions diamétralement opposées. Lors des études des deux dossiers, le Comité consultatif d’urbanisme (CCU) a pris note qu’au moment du dépôt des demandes d’agrandissement, les deux propriétés dépassaient déjà largement le taux permis d’occupation au sol maximal de 45 % stipulé par le règlement de zonage 11773 . Les travaux envisagés par l’un et l’autre propriétaire auraient propulsé ce pourcentage à 57 % et 58,5 % ! De plus, le CCU a conclu que ces dérogations auraient aggravé une situation déjà dérogatoire, ce qu’interdit le même règlement4 .

Par ailleurs, les deux propriétaires devaient prouver que le refus de leur accorder une dérogation leur causerait un préjudice sérieux comme l’exige la loi5 . Or ni l’un ni l’autre ne l’a démontré. Si leurs extensions se ressemblaient en termes d’occupation au sol, l’un se limitait à agrandir sur un seul étage, tandis que l’autre construisait sur deux étages. La seule différence significative concernait l’accès à leurs garages. Dans un cas, l’élargissement de la maison en condamnait l’utilisation, ce qui est aussi prohibé puisque le règlement6 spécifie « [qu’] un permis de construction ne peut être émis à moins que n’aient été prévues des cases de stationnement hors-rue ». Hélas, l’allée véhiculaire commune aux deux propriétés ne permet pas de s’y stationner.

Qui, imaginez-vous, a obtenu son permis d’agrandir sa résidence ? Celui qui a construit sur deux étages et dont les travaux contrevenaient à tous les règlements cités plus haut ! Tout ça grâce au vote de Philipe Tomlinson, Mindy Pollak, Valérie Patreau et Fanny Magini. Seul Jean-Marc Corbeil, le conseiller de l’opposition a voté contre cette dérogation illégitime.
L’histoire ne finit pas là. En trois ans, sans jamais l’avoir habitée, l’heureux bénéficiaire de ce passe-droit vient de réaliser une plus-value de 643 000 $, une augmentation de valeur de 54,7 %. On va dire comme le maire Tomlinson : « La valeur était au rendez-vous ! »

Pierre Lacerte
Outremont

[1] Séance du conseil du 9 avril 2018
[2] Le Journal d’Outremont, 19 octobre 2020
[3] Article 7.12.1
[4] Article 5.3.1
[5] Article 145.4 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme
[6] Article 9.1.1


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Les parcs d’Outremont

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 3 février 2021
Par M. Pierre Joncas

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse. Nous publierons le nom du signataire de la lettre mais non son adresse. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Notre famille s’est installée à Outremont en 1940. J’avais six ans. Le parc Outremont était le préféré de mon père. Je ne le comprenais pas. En revanche, avec ses manèges et sa pataugeoire, le parc St-Cyril me fascinait. Devenu adulte, je comprends la prédilection de mon père.

Si ma mémoire est fidèle, il n’y avait alors à Outremont que quatre autres parcs : St-Viateur, Joyce, Pratt et de Vimy. Chacun des trois grands avait son style particulier : Outremont, français; Joyce, britannique; Pratt, peut-être japonais. À la belle saison, soigneusement entretenus, les trois offraient une tranquillité verdoyante; l’ambiance paisible y garantissait des oasis de sérénité. Le réseau des avenues isolait le parc de Vimy, petit, simple et d’une élégance sans prétentions. Ceci en dissuadait l’accès et, ainsi, profitait surtout aux riverains : le constater n’est pas leur en faire un reproche.

À Outremont comme ailleurs, l’évolution des goûts, des intérêts et des besoins entraîna d’importantes transformations sauf, peut-être, au parc de Vimy, récemment baptisé Jacques-Parizeau. Déplacés au parc Outremont, les manèges du parc St-Cyril, devenu Kennedy, ont dégagé de l’espace pour une piscine entre autres embellissements. Le changement le plus impressionnant fut cependant la création du parc Beaubien sur le terrain immense de l’ancienne ferme de ce nom. Son terrain de soccer et ses manèges, en hiver ses côtes enneigées pour la glissade de toboggans, luges et autres soucoupes volantes, le destinent au sport et à la récréation. Le nouveau parc Raoul-Dandurand, tout bienvenu qu’en soit l’apparition, sert principalement de séjour aux pauses entre les classes pour les jeunes du collège Stanislas; voisinant la bruyante avenue Van Horne, ce ne sera jamais un refuge pour le recueillement et la sérénité.

Si, parmi les grands parcs originels, Joyce et Pratt ont conservé leur caractère nettement bucolique, à Outremont cette particularité a diminué. Néanmoins, comparé à Raoul-Dandurand, c’est un îlot de tranquillité. Du côté est de l’arrondissement, c’est le seul doté de cet avantage, c’est notre Place des Vosges. Il me semble donc impératif de préserver, à vrai dire de restaurer complètement, cette caractéristique d’origine.

Les desseins du maire Philipe Tomlinson semblent aller en sens contraire. Pourtant, dans son « Mot » du 14 janvier, il assure que le parc Outremont ne sera pas transformé en « centre d’activités et de commerce » et qu’il n’est pas question de changer sa « vocation première de détente et d’amusement pour enfants ». Les seuls changements envisagés, explique-t-il, concernent le chalet et l’aire de jeux. Il annonce sa volonté ferme de les rénover « en tout respect des caractéristiques actuelles du parc ». Il rappelle un sondage tenu « il y a un an sur l’ensemble des parcs du quartier », auquel auraient répondu plus de 1 000 personnes, « le plus répondu [sic] de l’histoire d’Outremont », dont les résultats inspirent les « options [envisagées] pour améliorer l’expérience et le bien-être des personnes souhaitant l’utiliser ».

Le 27 décembre dernier, un groupe de citoyens, Résidents d’Outremont pour la démocratie, a mis en ligne une pétition « à la défense du parc Outremont » en opposition à certains ajouts et modifications considérés pour le parc (café ou buvette; espace couvert pour activités extérieures; location d’articles de sport, et j’en passe).

Dans son « Mot », le maire assure que l’arrondissement continuera à en améliorer l’entretien. Continuera? Depuis l’entrée en fonction de son équipe, l’entretien de tous nos parcs est à la dérive (déchets partout, abondance de graffiti, etc.)! Les gardiens en ont disparu : les y remettre est urgent.

S’il tient à rénover le chalet, soit : il en a besoin. Qu’il n’en augmente toutefois pas la taille, qu’il se contente plutôt de donner suite à cette suggestion, parmi les nombreuses observations judicieuses de Mme Louise Régnier, une des plus de 4600 signataires (à ce jour) de la pétition : « Oui pour des toilettes publiques chauffées, ouvertes à longueur d’année, hygiéniques, autonettoyantes […], écrit-elle. Il n’y en a pas à Outremont et les piétons ont toujours compté sur les toilettes des restos! ».

La volonté du maire d’offrir davantage de manèges aux enfants est parfaitement acceptable. Sans en supprimer au parc Outremont, pourquoi ne fait-il pas installer de nouveaux manèges au parc Beaubien dont la récréation est une vocation? Il y trouvera amplement d’espace.

Mais attention : le maire a déjà fait savoir que son ambition pour le chalet du parc Outremont était comparable à une Lamborghini, et pour la tourelle du parc Pratt, à une Ferrari. À quand, et pour où, la Bugatti?

Le maire et la conseillère Valérie Patreau invitent les citoyens à répondre au sondage que l’arrondissement a mis en ligne. D’abord, il existe des techniques bien connues pour formuler les questions et administrer un sondage de façon à provoquer les réponses désirées et, après leur collection, pour les interpréter dans le sens voulu au départ; ensuite, l’expérience des vignettes de stationnement porte à craindre que, de toute façon, le maire et sa majorité ne tiendraient compte que des résultats qui conforteraient leurs intentions; enfin, même quand les résultats sont ceux souhaités, une politique conçue à l’aune unique d’un sondage n’en serait pas moins une forme de clientélisme populiste. Au delà de ce qu’il en a déjà coûté pour les plans et devis (86 000 $, paraît-il), le maire et ses conseillères engagent de vastes dépenses (473 000 $ et des poussières à même les modestes réserves de l’arrondissement, ou par endettement) pour une placette, prétendument « structurante », devant le Théâtre Outremont. À neuf mois de la fin de leur mandat, agir de la sorte est irresponsable et indécent. Dans l’éventualité où ils perdent les élections cet automne, ils auront réduit considérablement la marge de manœuvre de la prochaine administration et, s’ils les remportent, la leur.

Elvis Gratton recommandait « Think big ». On aurait imaginé que l’esprit vert de Projet Montréal eût plutôt acheminé son équipe ici à la philosophie « Small is beautiful ».
Pierre Joncas, Outremont



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Les parcs d’Outremont

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 3 février 2021
Par M. Pierre Joncas

Notre famille s’est installée à Outremont en 1940. J’avais six ans. Le parc Outremont était le préféré de mon père. Je ne le comprenais pas. En revanche, avec ses manèges et sa pataugeoire, le parc St-Cyril me fascinait. Devenu adulte, je comprends la prédilection de mon père. [...]

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Sur les rassemblements illégaux

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 29 janvier 2021
Par M. Abderrahmane

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse. Nous publierons le nom du signataire de la lettre mais non son adresse. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


Les derniers rassemblements illégaux dans Outremont et la réaction compréhensible, parfois, de certains citoyens du quartier, me font réfléchir sur ces incidents et sur le professionnalisme de l'intervention de la Police de Montréal. Habituellement j'interviens rarement dans les débats publics, laissant les experts des médias s'exprimer, mais cette fois je trouve qu'il y a eu des dépassements impardonnables. (De partout)

Je n'étais pas présent pour pointer du doigt quiconque, mais si je me fie aux différentes versions, la communauté juive hassidique a mal été informée par la Santé publique. Cette dernière s'est d'ailleurs excusée le lendemain.

Mon point est qu'une partie de la communauté montréalaise, ici la communauté juive d'Outremont, a été stigmatisée, insultée, menacée de morts (d'après ce que rapporte les médias).

Je refuse d'accepter ces comportements que je dénonce fortement. Nous vivons tous un gros malaise social et parfois même psychologique dû à ce terrible virus, mais de là, à trouver un bouc émissaire en la communauté juive d'Outremont...c'est trop facile.

Restons zen et solidaire entre nous. Â défaut de nous tolérer, ne rajoutons pas de l'huile sur le feu.

Cordialement, Abderrahmane, un Montréalais



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Sur les rassemblements illégaux

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 29 janvier 2021
Par M. Abderrahmane

Les derniers rassemblements illégaux dans Outremont et la réaction compréhensible, parfois, de certains citoyens du quartier, me font réfléchir sur ces incidents et sur le professionnalisme de l'intervention de la Police de Montréal. Habituellement j'interviens rarement dans les débats publics, [...]

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Vivre ensemble en période de pandémie (prise 2)

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 25 janvier 2021
Par Mmes Monique Hervieu et Francine Séguin

Le Journal d'Outremont vous encourage à nous communiquer vos lettres d'opinion. La rédaction se réserve le droit d'éditer les textes qui lui sont soumis pour en faciliter la lecture et la compréhension. Ne seront retenus que les textes sur des sujets pertinents, utilisant un langage non-discriminatoire, non-injurieux et écrit dans un français correct. Le Journal d'Outremont se dégage totalement des propos publiés et n'assume aucune responsabilité quant à leur contenu. Vous pouvez nous communiquer votre missive par courriel en y indiquant votre nom et votre adresse. Nous publierons le nom du signataire de la lettre mais non son adresse. Les lecteurs pourront réagir à un propos en cliquant sur Ajouter un commentaire.


À la fin de la première vague de la pandémie, au printemps dernier, nous avons publié un article le 15 octobre 2020 (Vivre ensemble en période de pandémie) décrivant les comportements de certains groupes de la communauté juive hassidique d’Outremont vis-à-vis les consignes sanitaires à respecter en période de pandémie. Nous y indiquions que, même en Israël, la communauté hassidique était critiquée pour son mépris des consignes sanitaires édictées par l’État.

Les événements des derniers jours, filmés, diffusés et commentés dans les médias, montrent clairement que le comportement de la communauté hassidique n’a pas changé, que plusieurs membres de cette communauté estiment qu’ils n’ont pas à respecter les règles sanitaires édictées par les gouvernements provincial et fédéral. Leurs comportements, à l’encontre des normes et règles publiques, continuent donc à mettre en danger la vie de leurs concitoyens.

«Vivre ensemble à Outremont» doit signifier vivre ensemble en paix et en sécurité. Pour cela, une seule loi doit prévaloir, celle de l’État démocratiquement et légitimement élu, et les règles doivent s’appliquer à tous quels que soient la langue, la race, le sexe ou la religion des citoyens. Cela vaut pour les consignes sanitaires, en temps de pandémie, mais aussi pour toutes les autres lois et consignes qui encadrent la vie en société. Il est plus qu’urgent que le maire Tomlinson d’Outremont s’assure que c’est bien le cas, car le «vivre ensemble» implique qu’on ne tolère plus deux classes de citoyens au sein de la communauté outremontaise.

Monique Hervieu et Francine Séguin, Outremont



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Vivre ensemble en période de pandémie (prise 2)

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COURRIER DES LECTEURS
Publication : 25 janvier 2021
Par Mmes Monique Hervieu et Francine Séguin

À la fin de la première vague de la pandémie, au printemps dernier, nous avons publié un article le 15 octobre 2020 (Vivre ensemble en période de pandémie) décrivant les comportements [...]

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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
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Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
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