Outremont serait l’un des foyers d’éclosion les plus importants de la COVID-19 à Montréal. Les consignes d’isolement et de distanciation sociale, rappelées chaque jour par le Premier ministre François Legault, y ont donc une raison d’être des plus urgentes. Tous les rassemblements, qu’ils soient sportifs, confessionnels, marchands ou politiques, sont à éviter, et ce, avec sérieux et sévérité.
Synagogue à l’angle des rues Hutchison et Bernard. PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT Or, les services de police du PDQ 38, alertés par une ronde des pompiers de Montréal jeudi soir, sont intervenus à propos d’un rassemblement sur la rue Bernard à l’angle de la rue Hutchison autour et à l’intérieur d’une synagogue, via une entrée latérale. Le local était pratiquement vide à l’arrivée des policiers. Mais le brouhaha entraîna un attroupement confus à même d’échauffer les esprits.
Lors d’un point de presse ce vendredi, Max Lieberman, porte-parole du Conseil juif hassidique du Québec, a affirmé que la communauté hassidique collabore à l’effort collectif contre la pandémie, mais à trois reprises en une semaine, la police a visité des synagogues qui se sont avérées vides, a-t-il indiqué en appelant à faire collectivement face à la propagation du virus.
Selon ses propos, la police se doit d’intervenir si « une minorité » ne respecte pas les consignes sanitaires. Toutefois sa communauté ne doit pas devenir un « bouc émissaire » à propos du COVID-19 à Outremont : « la COVID-19 n’est pas un virus religieux, c’est un virus laïc », a-t-il commenté en soulignant qu’il faudra bien continuer à vivre ensemble après la pandémie…
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Commentaires
Effectivement les policiers et les forces de l'ordre se doivent d'intervenir dans toutes les situations où les consignes sanitaires ne sont pas respectées peu importe l'origine des gens. On ne peut blâmer les policiers de faire leur travail. Mieux vaut prévenir que guérir.
Alain Picard, ancien journaliste, a été engagé par le Conseil hassidique juif du Québec comme lobbyiste et confirme, sans avoir de données précises, que les différents groupes hassidiques du Québec sont, en ce moment, plus affectés que la population générale par la maladie.