La conseillère du district Jeanne-Sauvé, Mme Maude Choko, a livré un vibrant plaidoyer pour sensibiliser la population à un objectif commun de propreté. Nous publions ici intégralement son intervention lors du conseil d’arrondissement du 9 avril dernier.
PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT ARCHIVES Ce soir, je vais exceptionnellement m’adresser à vous en anglais et en français. Je le fais pour m’assurer que mon message soit compris de tout le monde, présent ou en ligne, sans qu’il risque de se perdre dans la traduction… Et que tout le monde se sente concerné également.
[Le 22 avril prochain, c’est la journée de la Terre. On est invité par l’éco quartier à une mobilisation de nettoyage ce mercredi-là de 15 h 30 à 18 h 30 au parc Raoul Dandurand. Je serais ravie de vous y voir. Juste devant le collège Stanislas]
Mais au-delà de cette corvée ponctuelle, le jour de la Terre, c’est l’occasion parfaite pour se rappeler que peu importe nos origines, nos croyances, notre culture, on partage tous le même espace commun. Ici, ça s’appelle Outremont. Un territoire pour un groupe de 30 000 personnes. LA communauté d’Outremont.
L’arrondissement fait beaucoup d’efforts, nous faisons des efforts, pour que notre arrondissement soit propre. Dans les parcs, dans les rues, le grand ménage du printemps est en cours. Tout récemment, on a prévu des collectes additionnelles pendant la célébration de Pâques. Quand on reçoit des signalements si les camions ont oublié de passer quelque part, on essaie d’agir le plus vite possible. La ville fait son bout… mais elle ne peut pas tout faire! Par exemple, si de nouveaux détritus apparaissent aussitôt que les camions sont passés, vous vous doutez bien qu’il n’y aura pas de miracle. Eh oui, la propreté, c’est l’affaire de tous, une question de santé publique, et chaque ménage est, lui aussi, responsable… de son ménage!
Personnellement, je m’attends à ce que l’arrondissement fasse tout ce qui est possible et même parfois impossible pour assurer la propreté -, mais chaque citoyen doit aussi se sentir interpellé et prendre en main la propreté de son environnement immédiat : son balcon, son devant de maison, son bout de ruelle…
Parce que pour le moment, il y a certains coins de notre arrondissement qui sont à pleurer. C’est inacceptable. On peut, on doit travailler ensemble, tout le monde – les résidents, les commerçants, nous les élues, les employés de l’arrondissement…, pour améliorer la situation, pour que peu importe où on se promène dans le quartier, on puisse être fier de notre chez nous. Et j’insiste, ce n’est pas la responsabilité unique de la ville, mais c’est une affaire de chaque personne. J’invite donc tout le monde à mettre la main à la pâte, [pas seulement le 22 avril], mais TOUS les jours, parce qu’on partage la même planète et, ici, le même arrondissement. Occupons-nous-en, ensemble!
Et si pour des motifs qui m’échappent il n’est pas possible pour vous d’assumer votre part de responsabilité dans cet objectif commun de propreté ou si vous ne savez pas ce que vous devez faire pour assurer la propreté de votre environnement immédiat, la chose à faire est de nous en parler de manière explicite pour qu’on puisse réfléchir ensemble à des solutions pour vous aider à contribuer à l’effort collectif et faire votre part, comme tous. Notre porte est grande ouverte! Je compte sur chacun et chacune d’entre vous.




