Vandalisme dans la ruelle, l'événement du 8 mars, et un fait divers troublant
Personnes présentes 56
Nombre d’intervenants 20
(16 mai 2012) Le temps alloué pour la période de questions ayant été dépassé, lors de la séance du conseil d’arrondissement du 7 mai dernier, toutes les personnes inscrites sur liste des intervenants n’ont pu s’exprimer comme ils auraient souhaité le faire.
La ruelle entre Champagneur et Bloomfield, entre Lajoie et Bernard est « un lieu d’expression un peu sportif », se prêtant au vandalisme par des étudiants de PGL, d’après M. Robert Spickler, qui souhaite que l’arrondissement prenne des mesures d’embellissement pour cette ruelle, ce qui aurait un effet positif sur les esprits. Mme Hanano, qui partage la même ruelle que M. Spickler, et que l’on voudrait propre et jolie, désire une aide financière de l’arrondissement pour en faire une ruelle verte. La mairesse, Mme Cinq-Mars, répond que de telles demandes doivent être faites par les citoyens qui doivent se regrouper et présenter un projet.
M. Peter Paganuzi représente l’Église orthodoxe russe St-Nicholas, une paisible communauté établie à Outremont depuis 50 ans. Il considère injuste que le moratoire récent sur les fermetures de rues dans le cadre d’événements impliquant des processions ou des parades, s’applique à sa congrégation qui a toujours exercé ouvertement ses rituels religieux dans le respect des règlements et du voisinage. La communauté est ouverte à la discussion et, dans un esprit constructif, aimerait faire partie du comité de concertation qui est en voie de constitution. Il s’agit d’un comité aviseur, surnommé un comité de «sages», présidé par la conseillère d’arrondissement, Mme Ana Nunes.
M. Joncas voudrait connaître avec précision la hiérarchie contrôlant les interventions du SPVM, et pose trois questions : «Si la direction et le contrôle du SPVM relèvent des autorités de la Ville, et si le SPVM n’assure pas l’ordre et la paix à Outremont et la sécurité de tous ses résidants, vers qui peuvent se tourner les citoyens pour intercéder auprès du maire de Montréal ? ». Puis, «Reconnaissez-vous que, dans les attaques du 8 mars contre la Conseillère Céline Forget, l’article 2 hh du règlement 1063 sur les prohibitions et nuisances a été violé et que des mesures de redressement auraient dû être prises sur-le-champ, notamment l’interpellation des malfaiteurs?». Enfin, «Comme aucune mesure n’a été prise depuis, estimez-vous qu’il faut tout laisser tomber maintenant? Sinon, quelles démarches prendrez-vous auprès du maire de Montréal, pour qu’il ordonne une enquête ?» Mme Cinq mars soutient que la réponse réside dans la démarche de Mme Céline Forget à savoir si elle a déposé une plainte ou non au sujet des agressions dont elle aurait été victime.
M. Bouvet fait une projection démographique et estime que vers 2027, 50 % de la population sera hassidims et que l’on devrait créer une table de réflexion en invitant les membres de la communauté hassidique à exprimer leurs visions des choses sur leurs besoins d’espace dans les prochaines années.
Avec sa fougue habituelle, M. Pierre Lacerte dépose une pétition de plus de 250 noms demandant la destitution de M. Alex Werzberger du Comité consultatif d’urbanisme (CCU). M. Louis Moffatt, conseiller d’arrondissement, conteste la véracité de la pétition.
Toutefois, la question de M. Lacerte porte sur un tout autre point, un fait divers troublant. Vendredi le 4 mai dernier vers 17h30, deux automobiles auraient immobilisé l’autobus 160 sur l’avenue Bernard en lui bloquant le chemin. Ils appartiendraient à une organisation hassidique de sécurité. Les deux personnes auraient alors tenté de pénétrer dans l’autobus mais la chauffeure leur aurait bloqué l’accès et fait appel au 911. Des policiers de la SPVM se sont présentés. La question de M. Lacerte est celle-ci : «Comment se fait-il qu’un organisme hassidique soit en droit de stopper une autobus pour forcer le chauffeur à s’arrêter et à ouvrir les portes.» Les autorités municipales ne sont pas au courant de cet événement, mais promettent de s’en informer auprès du service de police de la SPVM .
(Jean-Jacques Rousseau, LE JOURNAL D’OUTREMONT)




