Toujours très solennelle mais cette fois-ci très brève, la cérémonie annuelle du Jour du Souvenir à la mémoire des combattants décédés lors des deux grandes guerres, a eu lieu lundi matin en présence de participants invités seulement, toujours devant le cénotaphe au parc Outremont.
Afin de respecter les normes sanitaires imposées en raison de la pandémie, des modifications importantes y ont été apportées. Ainsi, pas de forte délégation du Régiment des Fusiliers Mont-Royal, ni de prestations chorales d’enfants d’écoles locales, ni hymne national n’ont eu lieu. Seules de brèves allocutions par les dignitaires ont souligné le caractère commémoratif de l’événement.
Outre le maire d’Outremont, M, Philipe Tomlinson et le conseil d’arrondissement au complet, étaient présents l’Honorable Diane Bellemare, sénatrice, Mme Rachel Bandayan, députée fédérale d’Outremont, M. Pierre Arcand, député provincial de Mont-Royal-Outremont, et le major Adam Baxter du Régiment des fusiliers Mont-Royal.
Nous reproduisons ici le texte intégral de l’allocution du maire Philipe Tomlinson.
Madame la sénatrice Bellemare,
Madame la députée Bendayan,
Monsieur le député Arcand,
Chères collègues du conseil d’arrondissement,
Major Baxter,
Mesdames et messieurs,
Bonjour,
C’est avec beaucoup de fierté que je vous accueille aujourd’hui devant notre cénotaphe, en dépit de la situation difficile que nous vivons toutes et tous.
Depuis des décennies, la Ville d’Outremont et ensuite l’arrondissement ont observé un devoir de mémoire en présentant chaque année une cérémonie pour le jour du Souvenir.
En cette année particulière, remplie de tristesse, de d’incertitude et de dérangement, notre cérémonie sera plus modeste.
Mais elle reste d’autant plus importante et symbolique, non seulement envers notre attachement à la mémoire mais, à l’importance de poursuivre sa préservation.
Notre cénotaphe est un monument qui marque avec majesté le respect et le souvenir des citoyennes et citoyens d’Outremont pour les militaires tombés au champ d’honneur.
Inauguré il y a 95 ans, ce cénotaphe témoigne de toute l’importance que notre communauté accordait déjà à l’époque au devoir de mémoire.
En confiant l’exécution du bronze du monument à Henri Hébert, un des artistes canadiens les plus réputés du temps, et en choisissant soigneusement son emplacement dans l’un des plus beaux sites d’Outremont, les responsables d’alors faisaient preuve de la plus grande considération.
Il était évident pour eux - et pour tous ceux et toutes celles qui leur ont succédé - de rappeler à la collectivité le sacrifice ultime fait par ses fils morts au combat. Ils étaient conscients des impacts néfastes de la perte d’un père ou d’un frère pour leur famille.
Sans oublier qu’à l’époque, la population se remettait d’une pandémie meurtrière, la grippe espagnole, qui a fait des victimes jusqu’en 1920. Seulement au Québec, elle a causé la mort de 13,880 personnes.
De grands sacrifices ont été consentis au nom des idéaux de liberté et de paix auxquels nous croyons toutes et tous. En ces temps de paix, en tant que citoyennes et citoyens libres et reconnaissants, il restera, aujourd’hui et pour toujours, notre devoir de nous souvenir.
Je vous remercie.
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