Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
PHOTO COURTOISIE Voici mon coup de coeur littéraire de la semaine.
https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne/
Suzuran d’Aki Shimazaki (Leméac/Actes Sud, 2019), 166 pages.
J’aime l’œuvre d’Aki Shimazaki. Quand j’ai su que l’écrivaine québécoise d’origine japonaise commençait un nouveau cycle, j’ai tout de suite voulu lire Suzuran qui se déroule en deux temps, sur quatre ans.
Aki Shimazaki est une auteure à part dans notre littérature. C’est un peu comme si, durant les deux heures de notre lecture, les aiguilles de l’horloge se mettent à tourner au ralenti.
La narratrice de 35 ans, Anzu Niré, est native de Yonago, au Japon. Ses parents, aujourd’hui âgés de 70 ans, sont sur le point de troquer leur maison pour une résidence de retraite. Avaient-ils vraiment le choix ? La mère d’Anzu, de Kyôko et du fils cadet, Nobuki, est atteinte d’une démence légère.
Anzu, après neuf ans de mariage, a demandé il y a trois ans, le divorce. R., son ex, a la garde partagée de leur fils Tôru. C’est un gentil garçon de dix ans, attentionné, qui aime le karaté et les sciences.
R. a une imprimerie qui connaît quelques difficultés financières, tandis que les « affaires » d’Anzu sont florissantes. En plus de donner des « cours de poterie au centre culturel de la ville », elle possède une boutique spécialisée en vases ikebana et un atelier à la campagne. Elle prépare, pour juin prochain, une exposition.
Kyôko, la sœur aînée d’Anzu, mène une tout autre vie. Malgré ses nombreuses conquêtes, elle est toujours célibataire. Elle n’a pas voulu, comme sa sœur, demeurer à Yonago, car elle préfère les grandes villes. Secrétaire du directeur d’une entreprise américaine d’import-export, elle vit et travaille à Tokyo. Son emploi lui permet, à son grand bonheur, de voyager à l’extérieur du pays.
Il y a sept mois, Kyôko a fait la rencontre d’un chercheur en chimie, Yûji Yamada. Pour la première fois de sa vie, elle est amoureuse. Orphelin depuis trois ans, Yûji aime aussi son travail au sein de la compagnie pharmaceutique T. Mais le siège social qui est à Tokyo doit bientôt déménager à Nagoya. Malgré son attachement à Yûji, Kyôko le suivra-t-elle ? Ce court récit renferme plusieurs secrets, certains mensonges, qui se dévoileront comme un adagio.
Suzuran, qui est la fleur du 1er mai, ne m’a malheureusement pas autant captivée que les autres pentalogies d’Aki Shimazaki : Le Poids des secrets (1999 à 2004), Au cœur du Yamato (2006 à 2013) et L’Ombre du chardon (2014 à 2018)… mais je suis curieuse de lire la suite.
Comme toujours, il y a un glossaire à la fin du livre. Profitez-en pour enrichir votre japonais !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
https://nelligandecouverte.ville.montreal.qc.ca/iii/encore/search/C__SShimazaki%2C%20Aki.%20Suzuran__Orightresult__U?lang=frc&suite=cobalt
Vous voulez en savoir plus sur d’autres titres ?
http://irresistibles.bibliomontreal.com/
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Commentaires
Je suis écrivaine, poète, j’aimerais vous faire parvenir un communiqué de presse et une invitation pour le lancement prochain de mon nouveau recueil de poésie intitulé Empreintes.
Puis je avoir une adresse courriel pour vous faire parvenir l’information?
Merci