Chaque semaine, Marie-Anne Poggi de la bibliothèque Robert-Bourassa nous propose un coup de cœur littéraire.
Les Écrivements de Matthieu Simard (Actes Sud, 2018), 235 pages.
Êtes-vous parmi ceux et celles qui, comme moi, ont pris grand plaisir à lire Ici, ailleurs de Matthieu Simard (Alto, 2017) ? Si oui, vous avez dû vous réjouir en apprenant que l’auteur venait de récidiver en publiant son septième roman, Les Écrivements.
Le récit, écrit à la première personne du singulier, alterne entre les années 2017 et 1959, de l’est de Montréal à Saint-Lambert, de l’aéroport de St-Hubert à l’URSS, de Saint-Hugues de Melancthon (Ontario) à Grand Valley, des Îles-de-la-Madeleine à Pointe-aux-Loups…
2017 : Jeanne, la narratrice, est aujourd’hui âgée de 81 ans. Elle est sur le point de trahir sa promesse tenue pendant quatre décennies, soit celle de ne plus jamais entendre parler de Suzor, le grand amour de sa vie.
Mais pourquoi est-elle sur le point de changer d’idée ? Parce qu’elle vient d’apprendre, par des membres de son entourage, que Suzor est atteint de la maladie d’Alzheimer. Que faire ? Doit-elle reprendre contact avec lui après toutes ces années avant qu’il ne perde complètement la mémoire ou doit-elle laisser dormir le passé ? Prendre la direction des Îles-de-la-Madeleine où Suzor s’est « réfugié » ou finir ses jours à Montréal ?
Nous apprendrons, à l’aide des carnets tenus par Jeanne, ces « écrivements » – vous verrez dans quel contexte ce mot est utilisé – et par des retours en arrière, ce qui s’est réellement passé durant quelques semaines à l’hiver 1959, alors que Jeanne et Suzor avaient été convoqués par le gouvernement du Canada qui leur avait demandé « qu’on leur rende un service ». Mais de quel ordre est-il ? Pourquoi particulièrement eux, des gens bien ordinaires ?
Ce que je peux vous dire, c’est qu’à leur retour d’URSS, Suzor n’a plus jamais été le même. Lui était-il possible d’oublier ce qu’ils ont vus ? Jeanne et lui ont continué à vivre ensemble une quinzaine d’années, mais leur expédition a détruit le couple.
On s’attache à Jeanne, mais Matthieu Simard prend trop de routes transversales pour nous garder attentifs au sort de Jeanne et de Suzor. De plus, les dialogues sont parfois malhabiles et banals, certaines redites ralentissent le récit qui, pourtant, avait bien commencé. Dommage !
Réservez ce titre dans le réseau des bibliothèques de Montréal :
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