Communiqué Bibliothèques de Montréal, version abrégée
Pour sa 9e édition, le Club des Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal a choisi le roman La Femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette comme titre de l’année.
L'auteure Anaïs Barbeau-Lavalette, née sur l'avenue Champagneur à Outremont, remporte le prix des Irrésistibles des bibliothèques de Montréal pour son roman LA FEMME QUI FUIT. PHOTO EVA MAUDE TC- RUCHE BLANCHE L’annonce a été faite lors du couronnement du titre lauréat par les membres du jury, en présence de lecteurs et lectrices passionnés de littérature à la bibliothèque Robert-Bourassa dans l’arrondissement d’Outremont.
Lors d'un vote très serré, le jury composé de 112 membres a donné une longueur d'avance à La femme qui fuit. Le jury a eu à se pencher sur cinq titres favoris issus des 500 coups de cœur littéraires des membres du Club des Irrésistibles en 2016.
La Femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette (Marchand de feuilles, 2015)
Née au Québec en 1979, Anaïs Barbeau-Lavalette est écrivaine et cinéaste. La Femme qui fuit est lauréat du Prix des libraires du Québec, du Prix littéraire France-Québec et du Grand Prix du livre de Montréal 2016. Au Québec, le livre a été vendu à plus de 68 000 exemplaires et depuis le mois de mars, il est offert en livre de poche en France.
Témoignage d’un membre du Club des Irrésistibles
L'auteure raconte/imagine la vie de sa grand-mère, Suzanne Meloche, première écrivaine automatiste, femme du peintre Marcel Barbeau. Suzanne décide un beau matin d'abandonner mari et jeunes enfants pour embrasser la vie, le refus global. C'est écrit au « tu », la narratrice interpelle l'absente, pour s'en approcher, la saisir, l'accueillir, l’inventer et à la fois, l'admonester. On y croise Borduas, Gauvreau, Pollock, Riopelle, New York, Saint-Jean-Baptiste de Rouville, le mouvement de libération des Noirs dans les Amériques et toute une bande de rebelles et de « garrocheux » de peinture, ça virevolte, éclabousse sur les toiles et sur les corps nus des filles. Intense traversée de l'Amérique, du désir, de la liberté « comme une nécessité extrême », de la folie et de l'abandon. De courtes phrases, des métaphores, lancées sur la page blanche, incisives, assassines, comme on jette avec fureur la peinture sur la toile. Que demander de plus ? Lire.
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