J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour Lysanne Gagnon. Son style, sa polyvalence et sa crédibilité en font une chroniqueuse de premier plan que je lis avec plaisir et attention dans La Presse, mon quotidien préféré. Mais je ne peux m’empêcher de réagir à sa chronique du 4 octobre 2016, titrée Et si c’était le jour de Noël, une analyse qui repose sur des affirmations que je considère erronées.
Dans un premier temps, Mme Gagnon écrit que « Les représentants de la communauté hassidique, qui forme le quart de la population de l’arrondissement… ». D’après le profil sociodémographique d’Outremont établi en 2014 mais basé sur des chiffres de 2011 par « Montréal en statistiques, Division de la planification urbaine, Direction de l’urbanisme Service de la mise en valeur du territoire, Ville de Montréal », 19 % des habitants se déclarent de religion juive (mais pas nécessairement hassidique). Il serait alors, selon moi, hautement spéculatif d’affirmer que la communauté hassidique forme aujourd’hui 25 % de la population, avant la parution des données du recensement 2016.
Une autre affirmation me semble ici plutôt ambiguë : « Les quatre synagogues du quartier ne suffisent plus aux besoins de cette communauté qui compte maintenant 25 000 âmes ». Or, la population totale d’Outremont est de… 24 000 habitants ! Certes, la communauté hassidique déborde largement dans le Mile-End où l’on dénombre par ailleurs une quantité plus importante de synagogues.
Mme Gagnon écrit également « Mais comme les hassidim ne forment que le quart des électeurs, ils n’ont aucune chance de gagner un référendum. » Il est important de préciser ici que toute la population d’Outremont n’est pas invitée à voter au référendum, mais seulement les personnes habilitées à voter dans la zone visée et les zones contiguës à l’avenue Bernard, à forte densité hassidique.
Lire ici le texte intégral de l’article de Lysanne Gagnon.
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