PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT
Le 3 octobre dernier au pavillon Roger-Gaudry de l’Université de Montréal, quatre candidat(e)s d’Outremont aux élections fédérales ont été invité(e) à s’exprimer sur les les solutions que proposent leur parti respectif pour faire face aux grands enjeux environnementaux nationaux et régionaux.
Le débat entre candidats avait lieu le 3 octobre dernier à l’Université de Montréal. Le débat dans Outremont s’inscrivait parmi plus de 100 débats à prendre place dans autant de communautés à travers le pays, à pareille date.
Seul(e)s, les candidats du Parti Libéral, du Parti Vert, du Bloc Québécois et du Parti Populaire du Canada ont répondu à l’invitation, soit Mme Rachel Bendayan (PLC), M. Daniel Green (PV), Mme Célia Grimard (BQ) et M. Sabin Lévesque (PPC).
Nous avons demandé aux candidats participants de s’exprimer par écrit sur leur position respective au sujet de l’urgence climatique en nous faisant parvenir un texte d’au plus 225 mots. Trois candidats sur quatre ont répondu à notre proposition.
Voici, par ordre alphabétique, le texte livré par chacun des candidats.
Rachel Bendayan.Rachel Bendayan, candidate du Parti Libéral du Canada
Je sais que vous êtes nombreux à être déçus de la décision concernant le pipeline Trans Mountain. Je sais que nous devons faire mieux. Sachez que je me battrai toujours pour faire plus dans notre lutte contre les changements climatiques.
Même si rien n’est parfait, le gouvernement libéral est celui qui a fait le plus pour avancer sur l’enjeu environnemental dans l’histoire de notre pays. Grâce aux 70 milliards de dollars investis pour l’environnement, la transition écologique est en marche. Pour chaque dollar qui sera investi dans le pipeline, plus de 15 dollars ont déjà été investi dans la lutte contre les changements climatiques.
Sachant qu’il y’a urgence, nous avons annoncé notre engagement d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Enchâssé dans la loi, cet objectif requiert également de revoir à la hausse notre objectif pour 2030.
La menace que représente les changements climatiques exige des mesures claires et concrètes, d'où notre engagement de planter plus de 2 milliards d’arbres et de réduire de moitié le taux d’imposition sur les entreprises qui développent des technologies ou fabriquent des produits à zéro émission.
Un choix clair nous est présenté le 21 octobre prochain. Nous pouvons reculer, et voir nos politiques environnementales complètement anéanties, ou nous pouvons choisir d’avancer, avec un plan réaliste et concret qui permettra au Canada de lutter contre les changements climatiques.
Daniel Green.Daniel Green, candidat du Parti Vert du Canada
Le Parti vert du Canada est d’avis que l’urgence climatique doit être au centre des plans d’actions de tous les gouvernements, pour non seulement résoudre les enjeux politiques, mais aussi pour assurer la survie des prochaines générations.
Daniel Green, candidat dans Outremont déclare : « L’industrie des combustibles fossiles doit cesser, une économie verte doit émerger, on doit électrifier notre réseau de transport, reconnaître l’existence des « réfugiés climatiques », unifier la population, donner un pouvoir décisionnel aux Premières Nations et le Canada doit devenir un véritable leader sur la scène internationale en matière d’environnement ».
Actuellement, seul le Parti vert du Canada s'oppose au projet GNL-Québec et répond aux demandes des groupes environnementaux sur le dossier. Le Parti vert du Canada tient également à rappeler son opposition au 3eme lien à Québec et à tout nouveau projet d'infrastructure ou de transport d'énergie fossile (que ce soit par oléoduc ou par train).
Le Parti vert du Canada exige rien de moins qu’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 60 % d’ici 2030 et l’atteinte de l’objectif « d’émissions zéro » d’ici 2050.
Outremont mérite un député fort qui se tiendra toujours debout et qui ne fera jamais de compromis face aux lobbyistes des énergies fossiles. Tous ensemble, marquons l’histoire le 21 octobre prochain, pendant qu’il est encore possible de changer les choses. C’est notre dernière chance.
Célia Grimard.Célia Grimard, candidate du Bloc Québécois
En guise de post-mortem au récent débat sur l’environnement, je réitère la position du Bloc Québécois, la seule qui « n’a pas valsé » en cours de campagne. Je tiens à rappeler que toutes les cibles de réduction de GES déterminées par les gouvernements Harper et Trudeau ont été des échecs. Ce n’est pas un gouvernement qui a dépensé $19G en une seule année pour promouvoir cette industrie dévastatrice qui va assurer une transition énergétique.
Il faut être d’une naïveté hors-normes pour croire cela.
Alors que le Québec a, depuis 1990, réduit ses émissions de GES de 9,34%, le Canada a vu les siennes augmenter de 23,5%. Ottawa n’aime pas l’avant-gardisme québécois dans la lutte aux changements climatiques et cultive une attitude paternaliste envers le Québec avec la volonté d’imposer sa taxe carbone. Le Bloc demande au fédéral d’utiliser son levier le plus efficace pour lutter contre les changements climatiques : la fiscalité. Une péréquation verte. Il s’agit que d’une mesure sur plus d’une dizaine que j’invite les lecteurs à découvrir au www.blocquebecois.org.
Il y a un large consensus concernant l’urgence de prendre des mesures sérieuses (j’ajouterai draconiennes) sur ce dossier. Lorsque le gouvernement élu aura fait ses choix, les citoyens du Québec auront une option devant eux. Nous aurons fait notre travail rigoureux de surveillance et prévenu l’électorat.
Partagez sur




