le parti Union Montréal
Louis Moffatt.– Lettre adressée aux médias par Louis Moffatt, conseiller d'arrondissement du district Claude-Ryan, arrondissement d'Outremont, reçue à nos bureaux le 9 janvier 2013.
L’avenir d’Outremont
Chers Outremontais et Outremontaises,
À moins d’un an des prochaines élections municipales, les citoyens d’Outremont se retrouvent encore une fois devant un autre tournant de leur histoire. Après les fusions forcées de 2001, après les promesses de préservation d’autonomie pour éviter les défusions des anciennes villes de la charte de 2004, après la charte de Montréal modifiée en 2008 qui conférait de nouveaux pouvoirs à la ville centre, nous nous retrouvons aujourd’hui devant une haute fonction publique de Montréal qui prépare secrètement, la fusion d’Outremont à l’arrondissement du Plateau ou à l’arrondissement de NDG-Côte-des-Neiges.
Sous le couvert de l’appellation “regroupement” de services, les hauts fonctionnaires de Montréal appui sur l’accélérateur et s’occupent présentement à planifier le démantèlement de ce qui reste de l’arrondissement d’Outremont. Pas surprenant quand on considère les opinions exprimées sans cesse par d’autres élus de Montréal depuis les élections de 2005. Outremont est considéré comme un trophée, une sorte de bête à abattre. En utilisant la charte de 2008, Montréal s’est donc donné les outils pour nous retirer notre service de ressources humaines et notre service d’approvisionnement. Cette mouture d’une nouvelle charte de Montréal a été rédigée sans aucune consultation avec les conseils d’arrondissements. Cette charte reniait la charte de 2004 à laquelle les anciennes villes non défusionnées avaient souscrites. Si ces modifications à la charte avaient été présentées aux anciennes villes au moment où il était encore possible de défusionner, il y aurait eu une défusion massive des anciennes villes. Le maire Tremblay et son comité exécutif venaient de réussir l’impossible. Ils venaient de faire indirectement ce qu’ils ne pouvaient pas faire directement. L’ultime tricherie. Les règles du jeu venaient d’être changées unilatéralement.
On s’entend, si le territoire d’Outremont est fusionné à un autre arrondissement, il n’y aura plus de greffe, plus de conseil d’arrondissement, plus de contrôle local sur les services de proximité. Outremont ne sera représenté que par un seul élu et ne sera plus qu’un nouveau district d’un arrondissement voisin. En terme concret, qu’est-ce que cela voudra dire? En fait, en guise d’exemples, tel que l’on me l’a exprimé à maintes reprises, Montréal ne veut plus que la municipalité paye pour le déneigement des ruelles (Outremont est le seul arrondissement où les ruelles sont déneigées par la municipalité). On pourra s’attendre aussi à ce que des patinoires extérieures soient éliminées, à l’élimination de la Kermesse au parc Soleil et du souper des bénévoles et évidemment à ce que toutes les décisions concernant Outremont soient prises à l’extérieur d’Outremont. Je peux affirmer cela quand je considère ce que Montréal m’a proposé de faire quand j’étais maire par intérim en 2007.
Si le maire Applebaum et les hauts fonctionnaires de la Ville de Montréal voulaient que Montréal fonctionne, ils attaqueraient le gouffre financier qu’est Montréal-centre dont le budget est de 4,1 milliards sur un budget total de 5 milliards. Les arrondissements avec 900 millions de budget demeurent le meilleur outil pour servir leur population. En ce qui concerne les services de proximité, il n’y pas mieux que les conseillers d’arrondissement locaux pour répondre aux besoins des citoyens. Les arrondissements c’est ce qui marche le mieux en ce moment.
La vraie tragédie est que présentement, le réaménagement de la ville par les hauts fonctionnaires continue de se faire à l’insu des conseils d’arrondissements et aux prix de la qualité de services de proximité aux arrondissements. Les taxes et les dépenses augmentent, les services diminuent, le nombre de fonctionnaires à Montréal-centre augmente et comme par hasard les Montréalais déménagent dans les banlieues.




