À la fin de la première vague de la pandémie, au printemps dernier, nous avons publié un article le 15 octobre 2020 (Vivre ensemble en période de pandémie) décrivant les comportements de certains groupes de la communauté juive hassidique d’Outremont vis-à-vis les consignes sanitaires à respecter en période de pandémie. Nous y indiquions que, même en Israël, la communauté hassidique était critiquée pour son mépris des consignes sanitaires édictées par l’État.
Les événements des derniers jours, filmés, diffusés et commentés dans les médias, montrent clairement que le comportement de la communauté hassidique n’a pas changé, que plusieurs membres de cette communauté estiment qu’ils n’ont pas à respecter les règles sanitaires édictées par les gouvernements provincial et fédéral. Leurs comportements, à l’encontre des normes et règles publiques, continuent donc à mettre en danger la vie de leurs concitoyens.
«Vivre ensemble à Outremont» doit signifier vivre ensemble en paix et en sécurité. Pour cela, une seule loi doit prévaloir, celle de l’État démocratiquement et légitimement élu, et les règles doivent s’appliquer à tous quels que soient la langue, la race, le sexe ou la religion des citoyens. Cela vaut pour les consignes sanitaires, en temps de pandémie, mais aussi pour toutes les autres lois et consignes qui encadrent la vie en société. Il est plus qu’urgent que le maire Tomlinson d’Outremont s’assure que c’est bien le cas, car le «vivre ensemble» implique qu’on ne tolère plus deux classes de citoyens au sein de la communauté outremontaise.
Monique Hervieu et Francine Séguin, Outremont
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