En ce dimanche 4 septembre, on dirait qu’Outremont a évacué ses malaises. Soleil étincelant, public attentif à ses "joueurs de piano", la gaieté est dans l’air sur les places Marcelle-Ferron et McGarrigle. Que voyons-nous? Des enfants faire résonner leurs premières notes, des pianistes amateurs ravis d’avoir un public et sans oublier des musiciens professionnels venus d’ailleurs pour y performer, car charmés par nos places publiques. Outremont vibrait. "Jouer ici à la place Marcelle-Ferron, c’est jouer dans une sorte d’agora naturelle avec des bancs et des arbres tout autour, une très belle scène en soi, à la fois intime et ouverte" me disait un musicien. Puis, il m’est venu une idée peut-être farfelue, mais si simple; pourquoi ne pas envisager l’an prochain la tenue de concerts champêtres dans les parcs d’Outremont en période estivale. De la musique classique, par exemple, diffusée dans des environnements paysagers centenaires à la beauté indéniable. Pourquoi ne pas essayer une première édition, si modeste soit-elle?
Outremont retrouvera notamment des couleurs par la culture, c’est sa force tout comme son patrimoine bâti et paysager. Il faut absolument créer plus de convergence ici, s’affairer à attirer des gens, à créer plus de mobilité et s’approprier davantage Outremont. En ce sens, la musique en est un maillon structurant. C’est du moins ce que j’ai pu observer.
Jean De Julio-Paquin
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