À la fin du mois de mai j’ai émis dans ce journal une critique de l’aménagement fait par l’Université de Montréal dans la partie nord de l’arrondissement Outremont. Je m’intéressais alors surtout au fait que cet aménagement ne prolonge pas la piste cyclable qu’on trouve juste à l’est de cet espace, dans le quartier Rosemont. Pour moi il s’agit d’une grave erreur d’aménagement, une erreur qui structurera l’espace pour le siècle à venir.
M’étant rendu sur le terrain, j’ai observé qu’il y avait un corridor entre les bâtiments déjà installés et la voie ferrée. Je me suis alors dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour bien faire, pour corriger l’erreur. Je croyais qu’avec un peu de bonne volonté l’Université de Montréal pourrait encore faire un examen de la situation et tenter de bonifier l’aménagement en cours. J’ai donc demandé au responsable du projet, monsieur Alain Boilard, de vérifier s’il était encore possible d’implanter un réseau piétonnier et cyclable dans le corridor entre les bâtiments et la voie ferrée.
Un mois plus tard, par le biais du Journal d’ Outremont, j’ai reçu une réponse désolante produite par Vincent Martineau, un « conseiller en communication ». Celui-ci ne répond pas à la question que j’avais posée, bien au contraire. Il énonce plutôt une série de lieux communs et de phrases creuses, comme s’il voulait nous convaincre de la qualité de l’aménagement fait par l’UdeM. Pas d’explication mais plutôt des clichés. En voici quelques uns : « un projet unique et exemplaire en matière de développement durable », « consolidation du tissu urbain », « priorité accordée aux modes de transport actifs », « projet phare d’aménagement durable », « expérience renouvelée de la ville », « améliorer la qualité de vie des citoyens de Montréal ». Ouf ! Un peu plus et on se croirait au paradis !
Que faire de tout ce charabia ? Pour simplifier la problématique et agir d’une façon plus sérieuse, plus respectueuse des citoyens, je demande à monsieur Alain Boilard, responsable du projet, de répondre aux questions suivantes :
- Y a-t-il de la place entre la voie ferrée et les bâtiments pour implanter un réseau piétonnier et cyclable ?
- Si oui, avez-vous l’intention d’implanter ce réseau ?
Léon Gagnon,
géographe.
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