17 février 2015
À Outremont, depuis la démission d’une conseillère indépendante en décembre 2014, le conseil d’arrondissement se retrouve en déficit démocratique le temps de 3 réunions (janvier, février et mars 2015). Le conseil est donc formé de 2 conseillères indépendantes, 1 conseillère Projet Montréal et 1 mairesse du parti Conservons Outremont.
Habituellement, un maire ne vote pas à moins d’être dans l’obligation de trancher devant une situation d’égalité. Lorsque 3 conseillères votent, il est impossible de se retrouver devant un tel cas et le maire devrait s’abstenir de voter. De plus, face à un siège vide, un maire ne devrait apporter au conseil que des dossiers urgents ou de gestion contractuelle afin de respecter les citoyens du district qui n’ont temporairement pas de voix. Car il faut comprendre qu’en situation de déficit démocratique, le vote d’un maire devient prépondérant, à savoir qu’il compte double. Enivrée par ce nouveau pouvoir éphémère, la mairesse Cinq-Mars en abuse royalement et faute de savoir ce qu’elle fait, elle fait ce qu’elle veut !
Pour les citoyens qui ont assisté aux réunions du conseil cette dernière année ou qui les ont écouté sur le web, il est évident que la conseillère Projet Montréal et la mairesse Cinq-Mars ont conclu une entente tacite « tu m’appuies sur ma résolution et tu as ma voix pour la tienne ». Preuve en est que lors des 2 dernières séances du conseil, la mairesse a utilisé son vote prépondérant à 10 reprises afin d’appuyer la conseillère Projet Montréal pour faire passer des résolutions et même, pour faire changer des règlements. La mairesse Cinq-Mars profite donc à outrance de son double vote afin d’imposer sa suprématie face aux conseillères indépendantes qui osent souvent remettre en question ses décisions, tout comme plusieurs citoyens.
Mariclaude Ouimet
Résidente d’Outremont
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Commentaires
En "découvrant" aujourd'hui ses effets pervers sous un autre angle, il serait louable que toutes les conseillères comprennent la nécessiter de légiférer dans l'intérêt de l'ensemble de nos concitoyens et non en fonction de leurs propres opinions ou de celles d'un groupe, difficilement quantifiable, prompt à exclure de sa considération bienveillante des communautés entières.
Quand la balance démocratique penche de notre côté, nos adversaires n'ont qu'à accepter ses décrets sans broncher ou à aller se faire pendre ailleurs. Quand elle nous est défavorable, elle est injuste, scandaleuse et doit être boycottée. N'y a-t-il pas moyen de penser et d'agir autrement?