Les commerçants de l’Avenue Laurier ont fait leur choix. Une société de développement commercial (SDC) remplacera l’actuelle Association des commerçants de l’avenue Laurier Ouest. C’est le résultat des deux journées consacrées à la signature d’un registre d’opposition le 9 août dans l’arrondissement Plateau Mont-Royal, puis le 15 août pour l’arrondissement Outremont.
PHOTO LE JOURNAL D’OUTREMONT 23 signatures pour le secteur du Plateau Mont-Royal, et 18 pour le secteur d’Outremont, étaient requises pour demander un référendum. Au total, 21 commerçants sont venus signer le registre d’opposition, 18 pour le Plateau et 3 à Outremont. Le nombre de signatures n’étant pas atteint, la constitution de la SDC Laurier Ouest est donc ipso facto validée et devrait se mettre en place sans tarder.
« Contrairement à une association où chaque cotisation reste volontaire, une SDC définit un district commercial dans lequel tous les commerçants doivent cotiser », explique Louis-David Malo, le directeur général de l’Association des commerçants de l’avenue Laurier Ouest. « Collectée par la Ville-centre, cette cotisation est reversée à 100% à la SDC pour organiser différentes activités de promotion et d’accueil de la clientèle dans ce même district qui s’étendra du boulevard Saint-Laurent au chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Seront concernés toutes les activités commerciales ayant leur adresse sur l’avenue Laurier et quelques commerces en coin d’immeuble sur les rues adjacentes. »
Un interlocuteur outillé
« Dans un deuxième temps, si une association reste un interlocuteur formel avec les autorités municipales, poursuit Louis-David Malo, une société de développement commercial est un outil de consultation et de négociation plus fort, mieux écouté en raison de son implication budgétaire dans le développement des quartiers. Pour faire face à la concurrence des centres d’achats, le nerf de la guerre reste l’argent. Or une SDC permet d’être mieux outillé en termes de moyens et de subventions. »
« Pour information, Le Plateau Mont-Royal a mis en place un fonds de dynamisation d’environ 1M$ pour les commerces, une somme partagée entre les SDC (90%) et les associations commerciales (10%). Ce fonds de dynamisation fait d’ailleurs l’objet d’une réflexion commune entre les autres SDC de Montréal pour que la Ville centre la mette en place dans tous les arrondissements… »
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