Outremont est un fief d’entrepreneur(e)s qui marquent le Québec d’aujourd’hui par leurs réalisations extraordinaires. Ce sont vos concitoyens, vos voisins, peut-être aussi vos amis. Nous avons rencontré Caroline de Jaham, vétérinaire de profession et entrepreneure accomplie.
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Elle est médecin vétérinaire spécialisée en dermatologie, mais aussi une entrepreneure douée. Caroline de Jaham est directrice générale du Groupe vétérinaire DMV, qui a été classé 76e au palmarès des 300 plus grandes PME au Québec en 2015, et également présidente de leur toute récente filiale, Passionimo, le plus grand regroupement de cliniques vétérinaires indépendantes au Canada, en pleine expansion!
Dans son condo près de l’avenue Van Horne à Outremont, Caroline de Jaham a droit à tout un accueil en arrivant du travail de la part de ses deux réchappés: Henry le pug et Cloé la terrier croisé. « Ça vient probablement de ma grand-mère, de nommer mes animaux avec des noms d’humains; elle avait des qui s’appelaient Victoria, Hortense, des super noms du siècle dernier », raconte celle qui révèlera plus tard, que sa fibre entrepreneuriale quant à elle, « vient de ma mère. Elle a parti Savoir Faire, une importante entreprise de services ménagers dans les années 80, qui a été revendue depuis, mais qui existe toujours. »
Le modèle du vétérinaire entrepreneur
À 48 ans, Caroline a une feuille de route longue comme ça, et porte plusieurs chapeaux, dont celui de présidente de l’organisme Anima-Québec, qui a comme mission de rehausser le bien-être animal, et avec lequel elle a fait avancer le dossier de la Loi P42, devenue P54, qui donne notamment aujourd’hui un statut légal aux animaux de compagnie, en tant qu’êtres vivants doués de sensibilité.
Puis avec son désir de toujours se renouveler, elle est allée à l’École d’entrepreneurship de Beauce l’année dernière, suivre un cours basé sur le E to E, ou entrepreneur à entrepreneur, afin d’aller chercher des outils pour faire face aux défis de la profession vétérinaire. Il faut savoir que de plus en plus d’établissements vétérinaires passent aux mains de grandes corporations, VCA aux États-Unis par exemple, qui opère AVC (Associate Veterinary Clinics) au Canada, une division qui possède une centaine d’établissements au pays, et qui vient d’entrer au Québec il y a trois ans. « Mais nous, on croit beaucoup au modèle du vétérinaire entrepreneur, qui est propriétaire de sa pratique, actif au sein de sa communauté puis impliqué au niveau social », indique-t-elle.
Avec la bannière Passionimo lancée il y a environ un an, et qui est un peu le modèle de Familiprix à ses débuts, « on s’engage à garder le médecin vétérinaire pertinent dans l’équation: entre l’humain et l’animal, entre l’arrivée de docteur Google et des choses comme ça. En se dotant d’un nom commun, ça nous permet de faire de la publicité de contenu, ce qui est très cher à nos yeux, car on croit beaucoup à informer les gens, pour qu’ils prennent des décisions éclairées », dit la présidente, qui « vise à avoir une soixantaine de centres affiliés d’ici les deux prochaines années au total. »
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