Que se passe-t-il dans nos ruelles ? On y observe des comportements dignes du Far-West : vitesses dangereuses, intimidation, dépôts d’ordures dans l’irrespect des règlements, etc. Que font la police et l’arrondissement en dehors des "projets pilotes" dont on parle tant et sur lesquels il semble qu’il n’y ait pas moyen de s’entendre ?
Le mardi 25 juin dernier vers 17h50, une camionnette a emprunté la ruelle parallèle à Rockland et Davaar (entre Ducharme et Van Horne) en roulant à vive allure sans ralentir et klaxonnant de façon continue pour faire fuir la douzaine d’enfants de 2 à 12 ans qui y jouaient, et ce au risque de les blesser.
Des parents témoins et voisins ont tenté de s’interposer mais n’ont reçu que mépris et doigts d’honneur du conducteur qui semblait prêt à se battre ! Reconnaissant le chauffeur, un voisin du quartier, les parents ont appelé la police. Ils ont attendu longtemps pour rencontrer les policiers qui ne sont jamais venus à leur rencontre. On a appris plus tard que des policiers s’étaient rendus chez le présumé contrevenant, mais que « celui-ci n’était pas disponible pour les recevoir » et qu’ils sont repartis bredouilles !
Un dossier tournant ?
Sans nouvelles, cinq témoins de l’incident se sont déplacés le lendemain, mercredi 26 juin, au PDQ 26, mais l’agente présente, déjà en entretien, a refusé de prendre de plainte en raison de l’heure tardive (18h15) et que le dossier était entre les mains d’une autre agente. Le jeudi 27 au matin, on apprend que le dossier a été transféré à un troisième agent, qui travaille du samedi au mardi seulement. Puis en soirée, on leur dit que ce sera un plus haut gradé qui les rappellera. Le 2 juillet soit une semaine après les faits, personne ne les a rappelés ! Et le chauffard continue de passer par la ruelle en narguant les résidents. Aucune plainte n’a pu être déposée parce que les témoins n’ont pas filmé ni mesuré la vitesse !
Plusieurs questions nous interpellent :
Depuis quand un crime doit-il être filmé pour que les enquêteurs opèrent ?
Depuis quand faut-il des radars dans les ruelles pour surveiller la vitesse ?
Depuis quand quatre agents de police se refilent le dossier avant que quelque chose se passe ?
Depuis quand sept témoignages identiques ne sauraient être pris en compte pour rencontrer - vraiment - un suspect présumé ?
Depuis quand a-t-on le droit de dire à des enquêteurs à notre porte que l’on n’est « pas disponible », sans conséquence ?
Tout cela aurait pu être géré dans l’heure par un constat d’infraction…
« Malheureusement, vous ne représentez pas le seul cas de conduite agressive dans une ruelle de l'arrondissement d'Outremont », a répondu la conseillère du district, Fanny Magini. « C'est pourquoi dès le mois de décembre dernier, nous avons mis en place un projet pilote pour sécuriser trois ruelles de l'arrondissement. » Sauf qu’un projet pilote, ce n’est pas une interpellation pour mise en danger d’autrui…
D’autres ruelles en litige…
Et que dire de la malpropreté de certains résidants au détriment de leurs voisins dans d’autres ruelles comme de l’Épée/Bloomfield. « La situation dans la ruelle de l’Épée dépasse l’entendement », ont écrit des résidants au Journal d’Outremont, mais aussi à l'ombudsman de Montréal. « Depuis le mois de juin, des résidants, identifiables par les adresses laissées sur des documents jetés, accumulent déchets, couches souillées, nourriture, déchets de construction et produits chimiques dans la ruelle et le petit parc de l’Épée. »
Des plaintes documentées avec photos/preuves ont été transmises à la ville. « Malgré ces plaintes au 311, à la ville d'Outremont et la Sécurité publique, ces mêmes résidants font de notre quartier un véritable dépotoir, quotidiennement, illégalement, allègrement, impunément… Nous payons des taxes faramineuses pour un service (…) complètement inefficace, voire inexistant ». Des nettoyages ont été faits auparavant, mais « aucune mesure ne semble avoir été prise malgré les dizaines de plaintes des voisins (311, sécurité publique, arrondissement, site internet de plainte, etc.) », conclut ce groupe de résidants.
Partagez sur





Commentaires