Folfol ouvre sur Van Horne
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- Publication : 28 avril 2022
- Par Hélène Côté
Le restaurant Damas a ouvert depuis mars dernier un prolongement de sa cuisine syrienne dans le bâtiment juste en face sur Van Horne. [ + ]
Le restaurant Damas a ouvert depuis mars dernier un prolongement de sa cuisine syrienne dans le bâtiment juste en face sur Van Horne. [ + ]
Le 23 avril, la boutique Safran aura mis la clé sous la porte de son local du Royal York, sur l’avenue Bernard, à l’angle de l’avenue de L’Épée.
PHOTO COURTOISIE SAFRAN Spécialisée dans la fine literie, les accessoires de bain, les vêtements d’intérieur, les bijoux et les beaux objets de décoration, la boutique Safran aura passé plus de vingt ans sur l’avenue Bernard.
Dès le 1er mai, Safran occupera de nouveaux locaux dans le quartier Villeray, près du marché Jean-Talon, au 7499 rue St-Denis, coin Faillon.
La propriétaire de la boutique, Marie-Josée Valiquette, tient à remercier toute sa clientèle d’Outremont pour leur fidélité et leurs encouragements.
Le 23 avril, la boutique Safran aura mis la clé sous la porte de son local du Royal York, sur l’avenue Bernard, à l’angle de l’avenue de L’Épée. [ + ]
Plus que jamais, les pâtissiers et chocolatiers du quartier vous donnent rendez-vous avec des moulages de Pâques faits du meilleur chocolat au lait, noir, bio dans certains cas. [ + ]
Plus que jamais, les pâtissiers et chocolatiers du quartier vous donnent rendez-vous avec des moulages de Pâques faits du meilleur chocolat au lait, noir, bio dans certains cas. Nous avons à Outremont un choix exceptionnel, prétexte au détour pour les connaisseurs des quartiers voisins et bien au-delà. Un bémol toutefois, on nous prévient que les prix auraient subi une forte augmentation depuis l’an dernier.
![]() | Au Pain Doré 1145, av. Laurier O. ( voir carte) |
![]() | Paltoquet 1464, av. Van Horne ( voir carte) |
![]() | Lescurier par Alex Platel 1333, av. Van Horne ( voir carte) |
PHOTOS SOURCES DIVERSES | Première Moisson 1271, av. Bernard O. ( voir carte) |
C'est depuis sept décennies que le clan d'Adam Gorak est en affaires à Montréal. Parti de rien pour un avenir meilleur, l'homme d'affaires d'origine polonaise a basé la croissance [ + ]
C'est depuis sept décennies que le clan d'Adam Gorak est en affaires à Montréal. Parti de rien pour un avenir meilleur, l'homme d'affaires d'origine polonaise a basé la croissance de son entreprise sur les besoins de ses clients et la fiabilité de ses engagements. Un credo qui a traversé les décennies avec détermination. Sa fille Christine nous a raconté son histoire et celle de l'entreprise, aujourd'hui Peinture et Décor Gorak – qui fait affaires sous la bannière Benjamin Moore – et dont elle est l'actuelle propriétaire.
Christine Gorak, propriétaire de Peinture et Décor Gorak. PHOTOS LE JOURNAL D’OUTREMONT Pour une vie meilleure
C'est au consulat de Pologne à Bruxelles où il travaille après la guerre qu'Adam Gorak rencontre Régine, avec qui il partagera sa vie et... son départ pour Montréal en 1951. Les hautes études commerciales de M. Gorak passant sous le radar des agrégations de compétences au Québec, le nouvel arrivant prend des contrats de peinture résidentielle pour faire vivre sa petite famille. Son succès se répand comme une bonne nouvelle. Il loue un entrepôt pour emmagasiner ses gallons de peinture et engagera jusqu'à 40 peintres pour faire face au boum de croissance des années 1950. Il fera de Benjamin Moore sa marque de prédilection.
L'entrepreneur prend du galon. Il ouvre un commerce de peinture et accessoires sur la rue Jean-Talon. « Par respect pour les clients, mon père était toujours bien mis, complet-cravate, pour recevoir ses clients ». Elle se rappelle avec émotion que c'était un homme brillant et fier. « Il savait tout », dira-t-elle, bien au-delà des stratégies marketing, il avait une connaissance innée des relations avec les clients, basées sur la confiance. Il s'est éteint en 1993. Il avait 78 ans.
Outremont, « une ville à l'européenne »
« Ma mère, d'origine belge, aimait beaucoup Outremont. Elle aimait le fait que les gens qui se croisent sur la rue se disent bonjour. Cela lui faisait penser à sa Belgique natale », se rappelle Christine. La rue Laurier, c'était la destination de qualité pour elle et ses quatre filles. C'est à Mont-Jésus-Marie et à l’École de musique Vincent-d'Indy à Outremont que Christine fera ses études, loin du domicile de la Cité-Jardin dans Rosemont Est.
On n'est donc pas étonnés qu'en 2006, la nouvelle propriétaire de l'entreprise, troisième de la fratrie des Gorak, ouvre à Outremont Peinture et Décor Gorak qui met de l'avant les produits et services de décoration. « Que de la haute qualité pour l'intérieur des belles résidences d'Outremont, le meilleur choix pour la peinture, pour les stores, les plus beaux tissus pour les rideaux et tentures, la plus belle qualité pour le papier peint, le meilleur service de designer. Nous devons donner exactement ce dont le client a besoin et livrer le produit et le service tel que promis. Nous nous avons une clientèle fidèle. »
L'avenir et la relève
Déjà le développement des grandes surfaces aurait pu inquiéter Adam Gorak quand les RONA de ce monde ont fait des gains dans le marché. Il n'était pas inquiet. Le haut de gamme appelle une certaine clientèle qui achète de la qualité, disait-il, et non des prix, et qui compte sur des conseils avisés, ce que ne peuvent offrir les grandes bannières. Christine est du même avis devant la flambée du commerce par internet. Le fait de cibler des produits haut de gamme et d'offrir en plus les compétences de deux designers professionnels pour prendre les bonnes décisions donne une valeur ajoutée inestimable, selon elle. Une banque de données permet de retenir les détails de toutes les transactions depuis 2003.
Y a-t-il une relève à l'horizon? Pas dans la famille, soupire-t-elle. À 62 ans, ce n'est pas demain le jour où elle accrochera ses pinceaux... « J'aime beaucoup être ici, j'adore la couleur, c'est mon univers ». Et c'est aussi celui de son mini chien Horacio, - nom populaire chez les Gorak bien avant la pandémie - qui lui tient compagnie. « Il y a un côté émotif à rencontrer les gens dans l'intimité de leurs projets, ils se racontent et sont reconnaissants du résultat. C'est très gratifiant. Pour ce qui est de la relève, nous avons dans notre équipe des gens de confiance qui sont avec nous depuis plusieurs années. Je peux prendre un peu de distance, sans inquiétude », conclut-elle.
Alors, elle renoue avec ce qu'elle aime faire quand elle quitte l'avenue de l'Épée. Chouchouter ses trois petits-fils dont elle est « complètement folle », avoue-t-elle, faire des randonnées à vélo, en raquettes, à pied, préparer des marathons – elle a complété ceux de New-York et de Québec. Puis, la cuisine polonaise n'a pas de secret pour elle, la traditionnelle soupe zurek, la choucroute avec saucisson polonais, les harengs marinés, s'invitent à la table régulièrement. « Et à Noël, c'est la tradition : soupe à la betterave, pierogis, cigares au chou... »
Elle nous étonnera encore. Madame la PDG prend des cours de piano classique à l'École de musique Vincent-d'Indy depuis cinq ans. « Je suis envoutée par Chopin », dira-t-elle. Clin d’œil de la vie et retour aux sources : le prolifique pianiste- compositeur était d'origine polonaise.
Peinture et Décor Gorak est situé sur l’avenue de L’Épée, à l’angle de l’avenue Van Horne.
Il y a de cela six mois, l’Équipe Bardagi investissait de nouveaux locaux situés au pied du viaduc Rockland. Vous pouvez désormais rencontrer les spécialistes en courtage immobilier au 246, avenue Dunbar, [ + ]
PHOTOS COURTOISIE ÉQUIPE BARDAGIIl y a de cela six mois, l’Équipe Bardagi investissait de nouveaux locaux situés au pied du viaduc Rockland. Vous pouvez désormais rencontrer les spécialistes en courtage immobilier au 246, avenue Dunbar, à deux pas de la clinique Rockland MD.
Ce déménagement est un vent de fraîcheur pour Georges Bardagi et son équipe. Après plus de trente années passées au 1290, av. Bernard à Outremont, l’agence du groupe RE/MAX – qui étend ses activités immobilières sur tout le territoire de l’Île de Montréal – se félicite de pouvoir accueillir ses clients dans une zone maintenant plus accessible.
L’équipe immobilière Bardagi, de son véritable nom RE/MAX du Cartier GB, en référence au nom de son dirigeant Georges Bardagi, offre ses services en courtage commercial et résidentiel ainsi qu’en immobilier haut de gamme sous la désignation « La collection RE/MAX Bardagi », depuis 1991. L’entreprise offre également la particularité de développer en sus des activités de coaching destinées aux courtiers exerçant sur tout le territoire canadien.
« Les deux motifs premiers du déménagement sont le parking, mais aussi l’espace », précise Valérie Brasseur, directrice marketing et opérations de l’équipe nouvellement installée rue Dunbar. Le manque de places de stationnement à disposition sur l’avenue Bernard constituait un enjeu quotidien pour les quelques quarante employés de l’agence, mais surtout pour les clients qui recevaient fréquemment des contraventions.
« On a bâti un bureau de l’avenir »
À des fins d’amélioration de leur service à la clientèle et en vue de réinventer leur milieu de travail, Georges Bardagi et son équipe ont intégré de nouveaux bureaux fraîchement rénovés selon leurs directives aux abords de la clinique privée Rockland MD. Selon la directrice marketing, la question du stationnement est ainsi résolue.
L’équipe dispose désormais d’un espace de travail de 10 000 pieds carrés ainsi que d’une salle de formation, dotée d’une capacité d’accueil de 80 personnes. Même si la situation sanitaire ne permet pas encore d’organiser de grands rassemblements, cette nouvelle organisation est, d’ores et déjà pour ces courtiers, une structure nécessaire au développement de leurs activités de coaching.
Afin de satisfaire les préférences des dirigeants, Georges Bardagi et Simon Léger, Valérie Brasseur rapporte qu’ils ont œuvré en collaboration avec l’architecte Henri Cleinge afin d’offrir à ce nouvel environnement une dimension à la fois chaleureuse et minimaliste.
Celle-ci se réjouit des changements opérés par son entreprise : « On s’est donné les moyens de nos ambitions pour pouvoir évoluer à travers les années et grandir. »
Marché Frères Young, c’est le nom officiel de l’épicerie du 1345, Van Horne, mais c’est chez Young tout court qu’on fait ses provisions de légumes et de fruits depuis 50 ans. En réalité, le rôle de la famille Young, sans être marginal, a été épisodique dans l’histoire du commerce.
La famille Yoo, propriétaire du Marché Young sur l’avenue Van Horne. PHOTO JOURNAL D’OUTREMONT L’immeuble et la raison sociale de l’épicerie sont passés à deux reprises dans d’autres mains. Depuis 30 ans, c’est la famille Yoo qui est propriétaire et à qui on doit de nombreux changements que plusieurs d’entre nous avons vu défiler.
« Quand mon père a acheté l’immeuble et la raison sociale en 1991, l’épicerie était sur un plancher de béton. C’était exactement la moitié de la surface d’aujourd’hui. Il n’y avait que des légumes, des fruits et quelques produits de base », nous rappelle Patrick Yoo, le fils aîné et nouveau gérant du marché. Au tournant du millénaire, M. Yoo, père, acquiert l’immeuble voisin, le 1339, Van Horne, pour répondre à la demande croissante de produits d’épicerie. Le marché Young double sa surface, fait peau neuve et enrichit son inventaire. Rappelons qu’en une trentaine d’années, la rue Van Horne voyait disparaître plusieurs commerces d’alimentation. En 2009, l’épicerie est confiée à Sung Ho Jang, cousin du propriétaire. Lui et son épouse ont fait prospérer l'entreprise qu’ils viennent tout juste de quitter, laissant derrière eux l’enseigne et beaucoup de travail investi.
L’épopée de la famille Yoo
M. et Mme Yoo sont un cas typique d’immigration réussie. Arrivé en 1982 de Séoul, sans argent ni contacts, le couple a réussi au prix d’efforts immenses et de travail soutenu à faire de Young une destination alimentaire de qualité, nécessaire à Outremont. Parallèlement à cet exploit, ils ont aussi réussi à faire éduquer leurs trois enfants au collège Stanislas jusqu’au bac et à assurer l’avenir de Young avec les deux aînés, Patrick et Edward, diplômés de McGill en ingénierie civile et de HEC en finance et marketing. Ce sont eux qui reprennent aujourd’hui les rênes de l’épicerie.
Les prochaines années
« Nous allons honorer l’esprit entrepreneurial de mon père et maintenir la qualité qui fait notre renommée », c’est la promesse de Patrick, qui préside dorénavant aux destinées de l’entreprise et de l’épicerie. Assurer l’équilibre délicat entre bon prix et qualité des produits frais n’est pas chose facile pour les petites entreprises qui ont une marge de manœuvre réduite à comparer aux grandes surfaces, reconnaît-il. La nouvelle équipe tend l’oreille aux besoins de la clientèle. Des quantités moins importantes dans les barquettes pré-emballées? Plus de produits exotiques? La variété de fleurs est de retour depuis leur arrivée et le kimchi de madame Yoo a récemment fait son apparition. Devant le chamboulement créé par les travaux de rénovation du métro Outremont pour encore deux ans, le nouveau gérant reste serein. « Nous ne sommes ni alarmés ni inquiets. Nous allons trouver des solutions au fur et à mesure. »
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Éditeur :René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

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